‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 176 sur 345 · I. KaoAcli, Iterma, t, XVI, f. S9S · texte numérisé non relu

I. KaoAcli, Iterma, t, XVI, f. S9S

S. CorrecUou ruprUa par Bichhulli et Knasck. Cf. KrcmaK kÊUTtmalum iLcîpilg, 1890), p, 71, qal la cite uns l'accepter.

f>> ealalogU

330 MIDAS ET MIDACRITUS

compilateurs et des copistes; Pline cite même, en général, ses auteurs, tels qu'Hésiode, Aristote, Théophraste, elc, et un écrivain latin nommé Gellius, historien de l'époque des Gracques, qui est peut-être sa source principale. Il existait, dans Fantiquité, toute une littérature sur les découvertes, 60pr,{;,aTa, dont nous n'avons conservé que des spécimens d'époque tardive, si Ton excepte quelques rares fragments transmis à l'état de citations. Les érudits de l'époque alexandrine et même des philosophes, comme Posidonius, avaient compilé des espèces de lexiques d'inventeurs, dont Pline, Hygin. Tatien et Clément d'Alexandrie ont fait usage. Or, dans Clément, on lit qu'Atossa, reino des Perses, fut la première à composer une lettre, suivant le témoignagne d*Hellanicos (-reptoTT^v àztîTTOAiç cuvTaÇai "ATOGdav TY)v Ilepffwv PaoïAeu^atyav <pr,Glv *EXXàv'.xo;)*. Au dire d'Athénée, Hellanicos affirmait aussi que la culture de la vigne avait été découverte en Egypte". D'autre part, M. Knaack a fail observer que Cassiodore cite, comme garant de Tattribution d'une découverte, Tauteur nommé Hellenus — corruption évidente d*Hellamcu$. Nous apprenons ainsi : l°qu'Hellanicos, écrivain du v<> siècle, contemporain d'Hérodote*, avait fourni des éléments aux compilateurs d inventa; 2** que ces éléments furent connus, sans doute indirectement et partiellement, d'Hygin, de Tatien et de Clément d'Alexandrie.

Cela posé, on peut se demander si l'attribution d'une découverte à un inventeur ne convient pas plutôt aux débuts qu'à la maturité de l'historiographie. La réponse ne saurait être douteuse. C'est bien à des chroniqueurs, plutôt qu'à des his-

4. Clément d'Alexandrie, Stromates^ 1, p. 364 P; Fragm, hist. graec, t. I, p. 68. Tatien avait déjà dit cela {Adv. gentes, inil.). M. Kremmer a clairement démontré que c'est pour avoir mal lu le texte d'Hellauicos, qui, en réalité, n'attribue à Atossa que le port féminin de la tiare et des anaxyrides, ainsi que l'usage des eunuques. Mais il nous suffit de constater ici qu'Hellanicos avait éuuméré des e'jpyjfxata.

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