‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 178 sur 345 · Fragm. hisloric. graec.^ t. I, p · texte numérisé non relu

Fragm. hisloric. graec.^ t. I, p

2. Voir Casloris reliquiae^ à la suite de rilérodote de Didot, p. 180.

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veommcncccello des Phrygiens; la thalassocratic ph(<nicîeDn<! Itommence en 824, date singulièrement voisine do la fondation I de Carlha^ti suivant Timéc (814 av. J.'C).

irétait autrefois une opinion répandue que la liste des tlial'Iassocraties était empruntée à l'ouvrage de Castor, historien Idu I*' siècle avant S.-C, souvent cité par Eusbbo, qui avait ■■composé, au dire de Suidas, une iva-j-paoî; OiXaiisxpaTifiaJvTwv leu deux livres. Cette manière de voir est tout à fait inadmis- Isiblc. Castor a pu fort bien combiner et commenter des lîtstcs Ide Ihalassocratics rédigées d une époque plus ancienne, mais Eion ne doit pas plus lui attribuer l'initiative d'un travail de ce Igcnre qu'on ne peut chercher dans les cercles savants d'Air lexandrie ou de Home les éléments des recueils d'£Jpr,[j:aTa. Par leur nature même, des chronographies ainsi conçues, où le passé est comme découpé par tranches, trainsseiit. tout comme les formules naïves des eiip^iAïtx. les premiers ellorts de la science historique pour se débrouiller. D'autre part, comme on l'a déjà fait observer, la liste des llialassocruties

ts'arriïte à l'invasion de Xerxiis; il n'est pas question de la deuxième thalassocratic lacédémonienne, qui suivit ta guerre dti Péloponnèse; indices que la liste de Diodore a été rédigée au v' siècle- Or, le nombre d'historiens grecs de cette époque à qui on puisse l'attribuer est très restreint ; car si elle n'avait pas été l'œuvre d'un historien célèbre, Diodore ne l'eût probablement pas recueillie et reproduite. Thucydideet Hérodote, dont nous possédons les œuvres, sont hors de cause; on songe alors de nouveau à ilcUanicos, dont nous avons déjà signalé le goût pour les recherches chronologiques et qui. à en juger par le nombre des fragments qui restent de ses écrits, & dû jouir d'une grande réputation dans l'antiquité.

Notre conviction, à cet égard, est formelle : les ËJpi^;/aTJi dont tous sommes occupé au début de cette étude, comme le tableau les tbalassocraties qui nous occupe maintenant, remontent à jBellanicos.

I On a vu que, d'après la doctrine de cet historien, Midas ippartient k la seconde moitié du x' siÈcle; or, c'esl dans les oernières années de ce siècle que le tableau des tbalassocraties

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fait commencer celle des Phrygiens, précédée de celle des Rhodiens et de celle des Thraces.

Strabon nous apprend que bon nombre d années ((juyyoîç ETccj'v) avant le début des olympiades (776), les navires rhodiens faisaient des courses lointaines et poussaient jusqu'aux côtes de TEspagne ^ On disait même qu'ils avaient colonisé les îles Baléares aussitôt après la guerre de Troie». Il nV a pas là seulement une confirmation du témoignage sur la ihalassocratie des Rhodiens, voisine de l'an 1000 avant J.-C, mais une indication du plus haut intérêt à l'appui de la tradition recueillie par Pline. Si les Phrygiens du x* siècle, dont Midas est la personnification, ont envoyé les premiers leurs vaisseaux aux Cassitérides, ce sont les Rhodiens qui leur avaient montré le chemin, en établissant des communications maritimes avec la côte de l'Espagne. Rhodiens et Phrygiens, dans Topinion des anciens, n'étaient pas les imitateurs des Phéniciens, puisque la thalassocratie phénicienne se place à une époque plus tardive; c'étaient les continuateurs de la marine achéenne, c'est-à-dire mycénienne, dont l'éclat avait été contemporain de la guerre de Troie.

Un autre texte pourrait servir à prouver que l'essor de la marine phrygienne du temps de Midas avait laissé quelques souvenirs dans la tradition helléni([ue. Midas, dit Pausanias*, avait inventé l'anrre des navires et Ton montrait dans le temple de Zeus à Ancyre ("Avxjpa) le modèle qu'il en avait fabriqué*.

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