Cf. plus haut, t. 1, p
Mesdames, Messieui
Les Grecs racontaient une jolie histoire, dont les variantes sont nombreuses, mais qui, sons sa forme primitive, parait s'ôtre présentée à peu près ainsi. Un Jour les dieux de l'Olympe façonnèrent, avec de l'argile, une jeune lille qui (ut nommée Pandore, mot qui renferme deux éléments signifiant « tous les dons », parce que les dieux lui témoignèrent h. l'envi leur bonté et s'cdorcèrent de la rendre belle et attrayante. Jupiter lui fit présent d'un coffret avec défense de jamais l'ouvrir. Mais Pandore, comme les jeunes filles de nos contes, était curieuse autant que belle ; à peine descendue parmi les hommes qui la courtisent et l'admirent, elle soulève le couvercle fatal. Tous les biens que Jupiter avait accumulés dans la boite reprirent leur vol vers l'Olympe ; l'espérance seule resta au tond. De ce jour l'humanité dut peiner et souiïrir, travailler lu lerre à la sueur de son front, lutter contre les maladies et les caprices des saisons ; il ne lui resta, pour se consoler, que l'espérance. Aussi la femme futelle considérée comme ta source de tous les maux, parce que Ba curiosité indocile avait privé l'humanité naissante de tom les biens.
Remarquons que Jupiter a défendu à Pandore d'ouvrir la boîte, mais il ne lui a pas dit pourquoi. C'est une interdiction sans motif rationnel, que le caprice seul du dieu semble dicter. De pareilles interdictions se rencontrent très souvent dans les fables de tous les pays et il en subsiste de semblables, même chez les peuples les plus civilisés, sous la forme de règles d'étiquette. 11 y a des choses qui ne doivent pas se