‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 187 sur 345 · Diels, Vortokratikfr, 1" éd., p. le · texte numérisé non relu

Diels, Vortokratikfr, 1" éd., p. le

4. Voir ootautueol Cratylt, p, iuO C ; PMdon, p. 62 B. H. Job.. Bill.jud., U, B, 11; OHfièDe, Dts Prineipei, t,1: III. 1 et 5. Celtel

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Kii quoi donc consistait le péché aux yeux des penseurs qui nB pouvaient admettre le mythe enfantin du déicide, l'hi»loire do Zagreus? Peut-être ne s'expliquaiont-iis pas h cet égard, concluant seulement de lu souffrance humaine k une faute dont elle était le châtiment'. Peut-ôtre aussi faisaientils intervenir la concupiscence de la chair, si mystérieuse par le sentiment de tristesse et de remords qui en suit immédiatement la satisfaction '. Ce qui me porte h croire que cette hypothèse a été émise dans l'antiquité, c'est qu'on la trouve chez des hérétiques chrétiens des premiers siècles qui se rattachent & des sectes mal connues de la philosophie païenne. L'idée de la précipitation des âmes dans les corps impliquait presque nécessairement que l'on attachât celle de péché à l'acte qui permet aux Ames de revêtir un corps. Mais, jusqu'à présent, les textes littéraires n'ont fourni aucun témoï- |.gnage décisif à ce sujet.

En somme, dans l'antiquité grecque, la doctrine du péché [ originel est essentiellement populaire et orphique ; à ce tttre, [.elle avait été très répandue, mais surtout dans les couches \ inférieures de l'hellénisme. Le grand tort des anciens, dos f Grecs et des Romains cultivés, est d'avoir presque complè- Fteraent négligé ces couches inférieures et de n'avoir rien fuit f pour les éclairer. Or, les classes dirigeantes, décimées par L les révolutions, par les guerres, par la faiblesse croissante I de leur natalité, étaient appelées à disparaître ou à se recruter de plus en plus par le bas. Le jour arriva où leur force d'assimilation devint insuffisante et où les idées les moins rationnelles, les conceptions a priori les plus puériles gagnèrent les rangs élevés de la société. Le môme phénomène I le produisit dans le domaine des langues ; le jurgon des l esclaves prit le dessus sur les parlers littéraires et c'est ce I jargon qui, dans l'occident de l'Europe, a donné naissance l aux langues romanes. Le rationalisme éclairé d'un Gicéron I ou d'un Sénèque fut oublié comme leur beau langage et une I religion nouvelle, sœur de l'orphisrae, mit en honneur,

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