Job, XV, 14; Psaumes, i
LIDEE Dt' PKCHK OHIGINEL 33S
ques, rédigés à l'aide de documents anciens et de valeur inégal», commcnct'rnnt h être étudiés et expliqués dans les écoles juives. On se trouva en présence, peut-être dès le iv siècle avant notre ère, d'un récit de la création, amalgame de deux versions contradictoires et qu'il fallait accepter comme la parole même de Dieu. Plus de vingt siècles devaient s'écouler avant qu'un médecin français, Aatruc, reconnût dans la Genèse la dualité des sources qui n'est plus aujourd'hui contestée par aucun savant'. Jusque-là, on concilia, on expliqua tant bien que mai, on usa de l'allégorie, de mille îngéuieux subterfuges; on (it, en somme, de la théologie Bcolastique, parce que l'exégèse historique et scientitique n'était pas née. Cependant le monde avait marché, les idées l'étaient transformées et avaient mûri: on ne pouvait plus accepter des contes enfantins sans essayer d'y découvrir un sens profond. Comme les classes populaires de la Grèce, pcutdtre même par reflet de leur contact, les Juifs, sujets des Perses et des Macédoniens, étaient arrivés à l'idée mystique d'un péché originel, d'une faute primitive qui pesait sur l'humanité, qui avait déchaîné sur elle le malheur et la mort. C'est dans ce sens que l'on commença à interpréter le texte jéhoviste, que personne ne pouvait ou n'osait encore distîntinguer du texte éloliiste parallèle. Jésus fils de Sira. vers 180 avant J.-C., écrit : « C'est avec la femme qu'a coramcncé le péché et c'est à cause d'elle que nous mouron»' ». Voilà, dans un livre relativement moderne de la Bible, la première allusionaurécit jéhoviste de la Genèse. Puis, c'est le tour d'un juif alexandrin, l'auteur de la Sapience' : « Dieu, dit-il, n'a pas créé la mort et il ne prend pas plaisir au trépas des vivants. Il avait créé l'homme pour l'immortalité, l'ayant fait à son image (notez que ce trait est seulement dans k texte élohiste et qu'il ne peut, par suite , être invoqué aujourd'hui quand an veut tirer du récit jéhoviste de ia chute l'idée de
1. Voir l'excelleole tiMtoiro de» début* del'extgète biblique Nieolu, Etude* eriliquei ëur la Bibli, t. I, p. ? et luïr, 3. EecUiiattiqut, xxi, !3.