Eooch, vi-xi
2. IV Esdras, vi, 46-4S; cf. Israël Lévi, Lt péché originel dans les anciennes sources Juives (ParU, Leroux, 1907), et Reoao, Origines^ i V, p. 349, 363.
3. Jean, vm, 44. Jésus s'adresse aux Juifs : 'rpieî; èx toO naTpb; (/utov 6£X£Te uoisîv. *Ex£îvo; àvOpwTtoxTÔvo; T^y^ iii' Oi^x^,^^ xa\ iv xr^ àXr,Os:a oyx £<rrr,x£v, on o'Jx k'-TTiv àXr/j£tx £v aùrw. "Otoiv XaXf, tô 'I/eOSoç, ex twv i8:(ov XaXtï, ôti ^evffTr, ; €(tt\v xa\ ô -^xTiTTip auToO. On traduit : • Le père doot vous êtes issu*, c'est le Diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. U a été meurtrier dès le commeucemeot et D*a point persisté dans la vérité, parce que la vérité n'est point en lui. Toutes les fois quMl dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et père du mensonge •. Ce
quitient cependant pas A Jésus, pas plus qu'aux Prophète3 et aux l'stthiiistes. de déplorer chez les Juifs la persisUince de l'esprit du mal, de l'orgueil et de l'iudocilité d'Adam. Si les Kvjingélistes n'ont rien attribué de tel à Jésus, c'est peul-ùtre que le récit de lu chute, détourné de son sens littéral dans les écoles juives, n'otTrait pas matière àdes allusions qui eussent été comprises de tous, comme, par exemple, l'histoire non moins surprenante de Jonas, que Jésus a formellement alléguée et qu'il a autorisée de son témoignage'.
Chose singulière, pourtant, et que personne n'a expliquée ! Alors que l'édifice du christianisme, debout depuis bientùt vingt siècles, est fondé sur l'idée de la chute d'Adam et de la rédemption de l'humanité pécheresse par le Christ, il n'y a pas, dans l'enseignement du Sauveur, une seule mention de la chute d'Adam"!
Pour trouver un texte qui mette la chute du premier homme en corrélation avec l'œuvre de Jésus, il faut aller jusqu'î» l'Ëpttre aux Komains, qui est attribuée h saint Paul, ou jusqu'à la première Épître aux Corinthiens'. Quoi qu'on pense de l'attribution de ces morceaux à l' Apôtre des gentils, il est
Diable nieurlrïar et nealeur, c'e*t, ou hiua )e Scrpeot de lu Genège, ou ['EtpriL du mal qui «uggérale premier meurtre àCaiu.L'ex^gèie ne s'e*t p» iiiiie il'arcord à ce nijei. Maia il me semble ^TiiteDl que tes mol* grect ïi>uli;tDés ue te prêtent pus » latraduollun reçue, lia flRDlQeal : - Car It e*t menteur et ion père en rtt un nuire -, Jéius aurait donc peiiié a la première RtnéraUoa des boiomeE. «édullepar la Serpent, et i Csia, Ifpe de la «ecoude g^oéralloD. •éduit par le Diable, flit du Serpent. Cette dernière concepliou e»t tri» »oi- ■iue rie l'opbUuie roos tique ; noua aurions là, daue le texte canonique de sniolJean. le débris d'un eoieiRDeaieDt contraire à celui de l'BglIse. happeloDji que. àki le ii* nMe. l'Erangîle de laiut Jeau n «léattribu» i l'hirétique Urinibe, byputbïse qui u'a sembla absurde, de nos Jours, ni k Renan ni t Loitv Happelont au»sl qu'au dire d'Epipbaue [Baerts,. Xi.], une seele d'bérétiqu's préteudait que In diable a'oit eu cuuiiiiurce avec Eve et qu'il ta avait eu Coin et Abel {cl. l'art. Èvr, daus le [HcCiunnain de Bayle, p. 330 do l'èd. de 1^20).
1. Pciit'iHre ausîi les Evangile* ool-ils pris uaissance dans du milieu hostile BU jali*tisiue sacerdotal ; muis ce «erait I& une bjpoltièse bien grosM de consèqaeDceB et que )e ne Bui!> pai eu i^tat de démoutrer.
a. Voir i ce sujel, daus le Dictionnairt philotophiifut, lea rtOeiloui de Vol- Uire, art. Origine/ (pécAé).