‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 196 sur 345 · Voir plut Iiaui, 1. III, p · texte numérisé non relu

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seulement en germe dans T Ancien Testament, sous la forme d'un conte populaire, et que les plus anciens livres de la Bible l'ignorent absolument. L'interprétation du conte évolua dans les écoles et, vers le ii® siècle avant notre ère, se rapprocha beaucoup des idées orphiques. Au cours du i*^ siècle de rère chrétienne, la théorie du péché originel se constitua dans rÉglise naissante, et, quand ses docteurs prirent connaissance des livres orphiques, ils furent surpris d'y rencontrer des conceptions fort analogues aux leurs. Toutefois, comme les points de départ différaient, cette analogie ne fut jamais une identité. Dans Torphismc comme dans le christianisme, c'est l'initiation mystique qui sauve l'individu, qui efface la tache héréditaire ; mais, dans l'orphisme, la tache originelle était le meurtre d'un dieu ; dans le christianisme, c'est la mort d'un dieu qui est l'instrument de la rédemption et la faute originelle n'est que la violation d un tahoii.

Les doctrines religieuses, qu'il s'agisse de l'orphisme ou de religions plus récentes, offrent à la science cet immense intérêt d'être comme la cristallisation d'idées mortes, qui subsistent à l'état de dogmes, de rites ou de croyances pieuses, alors que les consciences s'en sont depuis longtemps dégagées. Dans le Décalogue, il est dit que Dieu punit l'iniquité des pores sur les enfants jusqu'à la quatrième génération * — ce qui, par parenthèse, implique que l'auteur du texte ne connaissait pas la faute d'Adam, dont l'humanité entière serait infectée à tout jamais. On peut alléguer de nombreux textes bibliques prouvant que l'idée de la responsabilité collective du clan, de la tribu, de la famille, était acceptée comme une chose toute naturelle; malgré les protestations isolées de quehiues penseurs, malgré les efforts de la législation athénienne pour limiter la responsabilité pénale au coupable", la théorie de la responsabilité collective, de la solidarité familiale, transmise par la filiation à des êtres

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