‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 256 sur 345 · Cf. L Anthropologie, 1891, p · texte numérisé non relu

Cf. L Anthropologie, 1891, p

LES MONUMKNTS W. PW.KM. nitlTt: 39a

et à latiuelle s'attachaient, dans lu ri^gion, (certaines idues superâLitieuscs mal d^linius'.

B) Des superstitions analogues peuvent eni;ore être constatées de nos jours, ('/est avec terreur, dans certains pays, que les berg'ers eliorciient un abri sous les dolmens; on ne s'en approche jamais pendant la nuit et l'on évite même de les regarder pendant le jour'. Parlanld'un dolmen des Pyrénées- Orientales, M. Fallary écrit' : m Les babilants du pays n'ignorenl pas que c'est un tombeau, mais ils n'ose7U le fouiller. Ce dolmen est pour eux un objet do curiosité dont ils prennent grand soin- Les bergers qui fréquentent cet endroit ont cru l'embollir en comblant les vides laissés par les dalles avec des pierres de petites dimensions » On fait le signe de ta croix, pour éloigner les maléliccs, en passant devant le menhir de la Femme blanche, dans l'Yonne', lîn Ule-et-Vilaine, on disait que celui qui détruirait le dolmen d'Kss6 mourrait infailliblement dans l'année'. " Cest h ces appréhensions, à ces terreurs populaires, écrivait Cliaudruc de Crazaanes en Ï820, qu'est due la conservation d'une grande partie do ce qui nous reste do ces monuments*. « Ces sentiments n'ont rien de commun avec la religion des tombeaux, qui n'a pas empêché la violation de presque toutes les nécropoles romaines et franqucs de la Gaule. Nous verrons plus loin que le respect et la crainte inspirés par les grosses pierres dérivent d'une

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