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LES SONUME-TTS DK PIERRE HnUTE io5
se laissent glisser sur la paroi inclinriti d'une roche' ou vont se froUer contre une allée couverte'. Dans la vallée pyrénéenne de Larboust, au dire de MM. Pictlc et Sacaze'. les paysans vont prier en secret auprf;s des pierres sacrées, les baiser mystérieusement, coller leur oreille contre elles comme pour entendre leur voix ; d'autres t'ois, ces pierres sont l'objet de cérémonies assez grossières, sur lesquelles on voudrait cependant être renseigné avec plus de certitude, vu la tendance de certains folkloristes à reconnaître un peu partout des rites et des symboles phalliques. Dans le Finistère, le menhir de Plouarzel porte sur deux faces opposées, à la hauteur d'un métré environ, une bosse ronde de 0°',30 de diamètre, analogue à une mamelle. Les nouveaux mariés se rendent au pied de ce menhir el, après s'élre en partie dévêtus, la femme d'un côté et l'homiiie do l'autro, se frottent le ventre contre ces bosses. L'boinme prétend, grâce à ce manège, avoir des enfants miles et la femme espère par là obtenir A'ètrc mattresse au logis. A près de quatre-vingts ans de distance, cette pratique a élé constatée par Cambry' et par M. Paul du Chatellier'. Un autre dolmen du Finistère guérit des rhumatismes ceux qui se frottent contre la plus haute de ses pierres' ; un troisième rend la sanlé aux liévrcux ([ui s'y couchent'. Dans divers pays, les femmes stériles vont embrasser les menhirs pour avoir des enfants*. A .\nceIle(Hautes-Alpea), les jeunes mariés font passer leurs bras dans l'orilice d'une pierre percée*. A Aix-en Otbc, on dépose lus enfants morts-nés sur une pierre
1. Bfxiur. p. 100. U'oLi le uciiu Jb Huc/it écriatU (ieritr = Rlistcr;. Dau» l'Aïaue, ce nODt lus purret de ta Mitriét (Kloury, I. p. lOS). — Sur le» gli*" M<1<» triicrfâe» aux jeuaea tillen et nui teiuines), voir Sibillal, Folklore i)> France, t. 1, p. 334-3^5.
a. attier, p. 11)7.