SalmoD, funne, p. ûy
miraculeuse de l'église de Saint-Avit*; ailleurs, on place les morts sur de grosses pierres voisines des églises*, dans la pensée que l'âme des défunts en ressentira une action bienfaisante. Ces exemples pourraient être multipliés à Tinfini.
On a aussi attribué aux menhirs des propriétés curatives. A Ablaincourt (Somme), on fait asseoir les enfants malades sur un banc de pierre placé dans la chapelle de Saint-Georges, voisine du menhir appelé grès de Saint-Aignan ; évidemment, à Torigine, c'est le menhir lui-même qui était l'objet de cette superstition'. Ou se rend en pèlerinage à la pierre dite Pas de Saint-Martin, en Ile-et-Vilaine, pour se guérir de la fièvre intermittente et l'on dépose dans le creux des épingles, de la menue monnaie et de petites croix en bois\ Les habitants de Livernon, dans le Lot, croient se mettre à l'abri des fièvres s'ils peuvent, sans être aperçus, déposer des fleurs sur la roche branlante dite Pierre Martine ^ Dans l'Oise, on croit que les enfants guérissent en faisant le tour de la pierre de Saint- Vaast*; les malades frottent la partie souffrante de leur corps sur le grès de Saint-Lucien' : la pierre de Saint- Urbain passe pour guérir le mal de tête', etc.
Mais les guérisseuses par excellence sont les pierres trouées ou percées, à travers lesquelles on fait passer soit le membre malade, soit le malade lui-même \ Une forme tout à fait primitive do cotte pratique se voit on Provence, dans les Ardonnos ot dans les Vosges, où Ton insinue un enfant malade à travers un tronc de chêne *^. Les pierres trouées sont Tobjet do la mémo superstition, tant en Franco que dans le pays de