Ihid. p
9. Voir Hecue -ic l'Éco/e d'anthrop. 1902, p. 184: H. Gaidoi, Un vieuj- rite médical. {\\\\<^, JS92 ^cf. ZE. XXV, p. 171).
10. /ÎNj. 1S9». p. 89:>. Pour de> pratique* analoguei^. Toir le litre de Waglcr, Vie Eihe in alîer und netter Zeit, Warien, 1891, et L'AnthropoL 1893. p. 32.
Cornouailles*. Dans un trou naturel que présente un gros bloc du village de Kerangalet en fiouesnon (Finistère), on plonge les membres blessés ou affligés d*in(irmites*; même pratique à Draché, dans l'Indre-et-Loire'. Dans la foret de Fouvent-lo-Bas, les mères insinuent les nouveau nés au travers d'une pierre percée*; en Eure-et Loire, on les fait passer à travers la dalle trouée d'un dolmen*. Pour donner des forces aux enfants débiles^ on les assied dans le trou d'une pierre sacrée du Poitou*. L'église elle-même devient parfois le théâtre de l'opération : ainsi, dans les Landes, il y a des ouvertures nommées veyrmes, ménagées dans les piliers de certaines chapelles, à travers lesquelles les mères font passer leurs enfants'. Mahé a vu, dans le caveau de l'église de Quimperlé, une pierre verticale percée d'un trou circulaire, à travers lequel on passait pour se guérir de la céphalalgie'. Près de Chartres, dans une église dite de la Madeleine, il existait une pierre percée : les femmes passaient le** pieds de leurs enfants dans le trou de cette pierre pour les faire marcher seuls*. Dans l'Yonne, il existe un menhir dit Pierre percée : jusqu'à une époque récente, on y amenait les animaux malades et, pour les guérir, on laissait tomber une pièce de monnaie à travers le trou *®.
Les pierres à bassins jouissent de propriétés analogues. Près de Plumergat, les paysans qui ont des coliques se couchent dans les bassins en invoquant saint Etienne". En Ille-et- Vilaine, les femmes stériles vont se frotter contre les pierres à