Rev. d'antkropol. 1888, p
LES MOSITMEMS HE PIERHE BRirTE *lt
qui noua a autorisé à placer ici ce (juiî nous avions à lUre des galgals.
lil. ~ Vie attribuée aiu pierres.
Les menhirs poussent comme des arbres (a), décroissent (h), Tont boire ou se baigner aux Hvii^reH voisines (c), marchent, danseni et parlent [li], exécutent quolquisfois des révolutions (p).
fl) Une tradition recueillie h. Caruiic veut qu'autrefois on y ait semé des pierres en sillons el qu'elles aient poussé comme des arbres', La même croyance a été signalée par Mahéà l'ontivy dans le Morbihan'. En 1 Ile-et-Vilaine, les Roches piquées passent pour « pousser Icnlement » *.
b) La pierre liti Champ Dulent s'enfonce en terre d'un pouce tous les cent ans; suivant d'autres, la lune en mange chaque nuit un morceau Quand il n'en restera plus rien, ajoute-t-on, l'heure du Jugement dernier sonnera*.
c) Un menhir de l'onlivy va boire au Hlavct pendant lu nuit de Noël'. Les pierres de Carnac vont, une fois par au, se baignera la mer*. La Pierre rie Minuit, dans l'Yonne, va boire une lois par an dans la rivière, qui en est assez éloignéeV Le grand menhir de la Ifonoxière va boire dans lu Veuvre pendant ta nuit de Noël, tous les ans suivant \ks uns, tous les siècles suivant d'autres'. Pour empêcher les sceptiques d'y aller voir, on ajoute qu'un menhir, qui va boire au ruisseau voisin dans la nuit de Noël, remonte avec une telle rapidilé qu'il écraserait tout sur son passage*.
d) Si l'on enlfeve lespierre.^ d'un monument, elles y reviennent seules pendant la nuit". Vers 1830, on racontait en Poi-
^l. Elxriar BIuc. Journal des Chiuittirt, l)l(t. a. Mab«, p. Si.%.