Bélier, p. S
I t. Bttier. p. 115.
t U. Ace. V, p. il!; Mui^sct. p. 117; Aiioc. franc. IS71. p. 691.
tou qu'une pierre sacrée ayant été enlevée nuitamment par les « gens du district », sous la Révolution, ceux-ci furent bien étonnés, le lendemain, lorsqu'ils virent qu'elle était retournée toute seule à la même place ^ Une tradition analogue a cours en Saône-et-Loire". On disait de môme, en Eure-et- Loir, qu'une image de la Vierge, enlevée pendant la Révolution d'une niche creusée dans un chêne, « s'y était reproduite d'elle-même sous une forme apparente » '. Ces légendes rappellent ce que Varron raconte sur les Pénates, qui, transportés de Lavinium à Albe, revinrent d'eux-mêmes à leur ancien domiciles On dit que le nombre des blocs du dolmen d'Essé varie sans cesse*, sans doute parce que ces pierres ont le don d'aller et de venir. Les exemples de menhirs qui dansent à minuit sont très nombreux'.
On a signalé, dans l'Yonne, un menhir dit Pierre qui chante"^ ;ldL croyance dont cette désignation témoigne rappelle celle de la statue vocale de Memnon. Deux menhirs de l'île de Sein sont dits Fistillerien, nom que l'on explique par « les causeurs »*. La Pierrebise^ en Eure-et-Loir, fait entendre à minuit douze fois le son d'une cloche'.
^) Certains menhirs tournent tous les jours à midi, ou quand le coq chante '% ou quand sonne T Angélus, ou tous les ans à minuit au solstice de Noël", ou deux fois par an", ou seulc-