Nm. XIV, p. civ; Hép. S.-Inr., p
t. Mia. XVI, p. ïL.
S. Salrnnn, Yonne, p. laG.
des désignations populaires a-t-il été recueilli au début de cette étude comme le plus auihentique et le plus probant. Attribuer aux traditions christianisées une origine chrétienne équivaudrait à placer à l'époque du christianisme l'érection des menhirs qui sont aujourd'hui surmontés d'une croix; et cette dernière opinion, qui a été si obstinément soutenue par Fergusson, n*a heureusement pas trouvé, que je sache, d'autre défenseur que lui.
On en arrive donc à la conclusion que le folklore des mégalithes proprement dits, dolmens, menhirs, cromlechs, est essentiellement païen, à prendre ce mot non seulement dans son acception vulgaire, mais avec sa signification primitive de « rural >>. Mais le paganisme de ces légendes est-il celui de la mythologie celtique? Voilà ce qu'on est en droit de se demander.
11 est assurément fort naturel de croire que la religion celtique, détrônée par le christianisme, se réfugia dans les campagnes et y subsiste encore*. Mais de quelle religion celtique veut-on parler? En 1826 déjà, dans les Mémoires de la So* ciété royale des Antiquaires*^ un archéologue obscur, Coquebert de Montbret', développait, à grand renfort d'étymologies puériles, cette idée très juste qu'il y avait dans la Gaule différentes religions superposées : il en distinguait deux, l'une fort ancienne, où il proposait do reconnaître un sabéisme mélangé de chamanisine, 1 autre plus récente, venue du midi de la Grande-Bretagne et apparentée au bouddhisme. Alexandre Bertrand, dans son mémoire sur les Triades gauloises^ a soutenu une théorie assez voisine de celle-là*. La rencontre est d'autant plus intéressante que Bertrand ignorait le mémoire da Coquehert de Montbret et qu'il connaissait, en revanche. bien des documents que son prédécesseur avait ignorés. Pour ma part, je ne suis nullement disposé à admettre une influence, même indirecte, de rXQdejy|£^^|||^etjeiieflaia
t. Gaidoz, fla. i868V p. 172.