Tertullien, Oe baplism., I
prëteodu qiio le itiafiitru Verdi ail it
ce texte est conPirmé par un correspondant de saint Jérûmi parlant d'un certain Bonosus. qui sY'taît retiri; dans une îT Dalmatie.il dit que Bunosus.fits du Poisson (juiest le Christ par suite poisson lui-nn-me, a clierché naturellement un séjoai au milieu des ea.ax.aquo.sa pplïC. L'assimilation de Jésus à un grand Poisson, pi^re spirituel des poissons fidèles, paraîl aussi dans l'inscription d'Abercius à [liérapolisdePhrygie.Sur ce point encore, les Pères et les écrivains postérieurs offrent des explications divergentes et embarrassées, sans jamais alléguer, comme motif de l'identilication, l'acrostiche IX6rS, Jésus est un poisson, parce qu'il a daigné se cacher dans li eaux du genre humain et <>tre pris au lacet de notre mort parce qu'il a apporté le salut, comme te poisson péché par le jeune Tobie dans le Tigre; parce qu'il s'est offert conrtino tribut pour le monde entier, alors que, sollicité de payer l'impôt, il a extrait le didrachme de la bouche d'un poisson ; parce qu'il s'est oiïert h sept do ses disciples, sur les bords du lac de Tibériade, sous les espèces de poissons frits et que lui' même, au temps de la Passion, fut rôti par la tribulation, tribulalione assatus; parce que dans le désert, il 3.000 personnes avec deux poissons, multipliés indéfinimoal par la vertu de sa propre substance; parce qu'il a institua la régénération dans l'eau, le baptême, ou parce qu'il porte conduit la barque de l'Église. Toutes ces explications m valent évidemment rien et s'entre-détruisent; les auteui chrétiens étaient en présence de faits rituels qu'ils ne comprenaient pas et luttaient vainement de subtilité pour en rendi compte.
Mais ce qui est particulièrement digne de remarque, c'e que le Poisson divin, anct.Hre de ses fidèles qui se désignent d'après lui, sert également de nourriture sacramentelle k ses (îdèlcs. u Manger le poisson, écrivait il y a longtemps l'abbé Martigny, signifie se nourrir de la chair du Christ. » Cela attesté par des peintures des Catacombes où un gros poissi
l. HIeron., EpûL 7, Achelli & cite Je* parolsn de ton correipou'laal.
symbolise le repas eucharistique ' ; mais nous avons aussi à ce sujet deux textes épigrupliiqucs, dont l'anliquîté et l'aulorité sont incontestables. L'inscription do Pectorios d'Aulun s'adresse à un chrétien qualifié de » descendance divine du poisson céleste « ; on y lit à la tin : 4 Prends la douce sourriturc du sauveur des saints, rassasie ta faim en tenant dans tes mains le poisson >. (loûis Kivimv îyQùv l^m ■r.xXâ^i.v.ç'). Il n'est pas question do la cuisson du poisson, à laquelle font allusion des textes postérieurs, par exemple le mot célèbre de saint Augustin Piscis assus Chrislus passus,ol l'on a le droit do supposer que ce silence implique une omopliagie. La mt^me conclusion semble ressortir de l'inscription d'Abercius : (i La foi me montra partout ma ruulo et me fournit partout ma nourriture ; un poisson d'une fontaine, très grand et pur, que saisit une vierge chaste {x,i: irapiOiiXE Tpooijv zâvtTj i-/Oùv iirô iCTjyi;;, UminyiHT, xaOapàv *sv iSpiçîto ::ip6:v;; â-i^). Evidemment, l'auteur parle par images', mais il fait allusion à un fait réel, connu do ses lecteurs asiatiques, à la capture rituelle d'un poisson d'eau douce élevé dans un étang sacré, exactement comme les poissons syriens dont parle Lucien '. C'est un très grand poisson, :::tv^E7£0i;;, comme il convient à celui qui sert de nourrilure à tout un groupe de fidèles' ; il ne peut être capturé, c'est-à-dire retiré de l'eau que par une vierge sans tache. Ceux qui traduisent ov ÉSpa^iTo r.3.fUto^ àrpr, par « le poisson qu'a porté la Vierge pure », en entendant par la la mère du Sauveur*, font un contre-aens grossier sur la
1. Maruccbi, Èlémenit d'archéologie chri^tieme, t. I, p. 2S6.