Ibid , p. sa* (contcntË à tort par AcbelU
3. La ■ Yif.rne pure >, Jnaa In penièe itu poile, p«ut Ctre, coiume l'a vu U. Palou.l'ËglIeit ou In Po).
4. Coranient il» lavaDiii coQ«ldérab1es peuvepl-iU voir iUdb âxb itr.-jh iiQQ BlIusioQ au bnptf me île Jésiit ilaos le JoardaiaT C'est U uoe IIIuiIod que ]« De paniens pas a m'eipUquer.
5. Pitcis Magnus ilaus Proi^per d'Aqiiilttine, Ot promitiia. II. 39.
S. Pératé, dam VHistoirt de l'arf. dirigée par A. Micbel, I. 1, p. 31 : - Le Poisson tiré do l'uolque roDlaine, 1res graud Dt pur, qu'a parlé la VIeriçe cltaste. ■ Le mot unique n'est pas plus dans le grec que le mol porté, — L'IdJe riu rite (te eaplure a été JusteoiADt refououe par M. A, Dlrtcricb, Dit Aberiioiintthrift, p. 4u ; cf. jlauscbeu, FlonUgium palristicum, 111, p. ki.
signiGcation du verbe dont k^pi^a-zo est Taoriste; ce verbe ne peut signifier que « prendre » ou « saisir » et toute allusion h la Sainte Vierge est inadmissible. L'auteur de Tinscripiion indique seulement le rite de la pêcbe ou de la capture, et nous n'avons aucune raison de croire que ce rite ait été inventé par les chrétiens.
Ainsi, dans TÉglise du second siècle *, nous trouvons, si l'on peut dire, à l'état complet le schéma d'un culte sacrificiel : les fidèles prenant le nom de la victime et la mangeant, pour se sanctifier et s'identifier à elle. Il est inutile de fermer les yeux devant une évidence aussi manifeste, devant un ensemble de textes dont la précision ne laisse rien à désirer. Assurément, aucun homme raisonnable ne voudrait chercher Torigine du christianisme dans le culte sacrificiel du poisson ; mais ce culte existait en Syrie, il était bien antérieur au christianisme et il est sûr, de toute certitude historique, que nous l'y retrouvons, comme nous y trouvons aussi les survivances de deux autres cultes zôomorphiques, celui de la colombe — Palaestino sacra cohimba Syro, écrit Properce — et celui de l'agneau do'nt le nom désigne à la fois les fidèles et le Sauveur. Ce qui s'est produit dans le domaine des langues se constate avec non moins d'évidence dans celui des religions. De même que les langes romanes ne dérivent pas du latin de Cicéron ou de Sénèque, mais de celui de leurs fermiers et de leurs esclaves, la religion qui est devenue celle des nations dites romanes se rattache par mille liens non à celle des pontifes et des théologiens de la Rome impériale, non à celle des prêtres de Jérusalem ou d'Alexandrie, mais aux croyances obscures et d'autant plus vivaces des hommes simples, illettrés et de foi vive que pontifes et prêtres regardaient dédaigneusement ou qu'ils ignoraient. Quand une langue ou une religion commence à manifester son existence par des textes littéraires, elle a déjà derrière elle un long passé d'évolution et de syncrétisme, dans les couches profondes que la littérature n'éclaire pas.
\. L'inscription d'Aatun est certainement postérieure, mais inspirée d'un texte plus ancien.
Après Conslantin et lu Iriomplie de i'Kgliso, on no trouve plus le poisson comme image tiu Christ, mais seulement ragncau:lc motif de celle simpliPication du symbolisme est peut-être que, dans les Lvangiles, Jt^sus est bien qualîlié d'agneau, mriis non de poisson. Toutefois, ua souvenir de la sainteté du poisson parait s'ètro conservé dans l'usage do manger du poisson les jours d'abstinence, en particuliei' aux anniversaires hebdomadaires et annuels du sacrilîcc que commémore et renouvelle l'Eucharistie'. Au commencement du v^ siècle, un texte de l'histonea Socrale' prouve que c'était une habitude répandue, mais non gLnéralc, de substituer, à certains moments, le poisson aux viandes. « Quelques-uns, dit il, mangent des oiseaux aussi bien que des poissons, parce qu'ils ont ^-té pris des eaux selon le témoignage de Moïse. i< C'est déjà une tentative d'explication savante qui, bien que souvent répéty-e depuis et accréditée dans rEgIi«o, n'a évidemment été imaginée que pour expliquer l'usage et ne saurait en constituer le point de dt'part. La distinction du i/ras et du maigre n'est fondée ni sur un principe scicntilique, ni sur la tradition religieuse ; ce n'est qu une alTaire do dis* ciplîne ecclésiastique, qui varie d'ailleurs suivant les pays. Les versets de la Genèse sur la création n'y sont pour rien. Il est bien plus simple d'admettre que l'usage du poisson eucharistique' s'est maintenu, à certains jours de l'année, par suite fies idées que ei's jours éveillent et que les lidi;les de notre temps suivent encore, sans comprendre pourquoi, l'exemple donné par Abercios d'Hiéropolis et l'eclorios d'Aulun.
Après ce long exciirsm, que justifie peut-être l'importance
1. • Le jefiue.'. e«l uue exprc^wioa .In In douleur de l'KgliFe daiiF le Icmpa qu'elle a perd» iod Epoux... L'aDIicliDii et le Jeùue loat le caractère deijoun où l'Église pleure U mort et l'abeeDoe do Jâius-Cbmt > (BusBUet. édition tiaume, t. X, p. 769).
a. Socrate. Ilisl. Kcelii., V, 22.
3. L'obligation religieuse de manger du poiiioD le vendredi ett «i bieo snUrieure au chmtiaDiime qu'elle l'ect conteriéc chci \v6 juiF» orthodoxe!. Je lis daua ua rapport réceut sur lu< Juir' de Galicie que hi phi* pauTrei ne croient paa pouToir se soustraire à ce Jevoir; uu IiesoLii, ils se contenleut d'uD uDîqac goujou.
exceptionnelle du sujet, revenons au mythe grec dont nous n'avons pas encore terminé l'explication.
Le clan des femmes qui célébraient le culte d'Actéon se disaient et se croyaient, avant et pendant le sacrifice rituel, des biches ; le sacrifice consistait dans le déchirement et Tonaophagie d'un grand cerf. Mais, dans tous les cultes de ce genre, après la mascarade, la « prise de nom » et Torgie sanguinaire, il y a un troisième acte qui ne saurait manquer, comprenant les lamentations sur la victime, les honneurs rendus à ses restes, le deuil qui prélude à sa joyeuse résurrection. En effet, dans les cultes totémiques, la résurrection de la victime est certaine, puisqu'elle n*est pas un individu, mais le représentant d'une espèce ; on peut croire qu'il ne manquait pas de cerfs sur les collines boisées de la Béotie.
Les rites d'expiation et de deuil, après la mort de l'animal divin, nous sont surtout connus dans le culte d'Adonis à Byblos, où Adonis représente un sanglier; mais j'ai montré qu'on en a trouvé des traces certaines dans ceux de Zagreus, d'Orphée et de Penlhée*. Elles ne font pas non plus défaut dans le culte d'Actéon. Sa mère Autonoé, fille de Cadmos, recueille ses membres épars et leur donne la sépulture* ; la ville d'Orchomène lui élève un tombeau et célèbre annuellelement des rites funéraires en son honneur' ; les cinquante chiens d'Actéon (lisez : les Ménades béotiennes) cherchent partout leur maître en poussant des hurlements et parviennent ainsi jusqu'à la caverne de Chiron qui les apaise en leur montrant une image du chasseur fabriquée par lui*. Celte image, c'est un nouvel Actéon, c'est Actéon ressuscité ; le centaure Chiron, habile chasseur, a pris un nouveau dix-cors
2. NooQOs, XLVI, 326. Voir ceUe scène sur un sarcophage du Louvre (Clarac, Musée, pi. 113; Kroehner, Sculpture antique du Louvre, p. 129).