Congrès anthropologique de Moscou, p
qnalriènic ordpo rjnr- imus rrroiis pur iino vue <lo l'esprit, sans base et sans critérium scicnlilir[ue. (( La racf<, dit nettement M. Topinard, n'existe pas dans l'espèce humaine, lorsqu'on va plus loin que les types généraux", ii
Quels sont ces types généraux? Là-dessus, tout le monde est d'accord : ce sont les blancs d'Europe, les jaunes d'Asie, les rouges d'Amérique, les noirs d'Afrique et d'Océanie. L'origine de CCS types nous est complètement inconnue, mais nous en constatons à la fois l'existence et la perpétuité. Un nègre d'Afrique ressemble aux nègres représentés sur les monuments égyptiens d'il y a quatre mille ans; un Chinois d'aujourd'hui ressemble h ceux que vit Marco Polo au xili" siècle. Malgré les dilTérencos individuelles et celles qui subsistent entre les dilTérents groupes de blimcs, de noirs, de rouges et de jaunes, ces quatre grandes divisions de l'espèce humaine offrent chacune, en dehors môme de la couleur, des caractères qui peuvent être définis et rigoureusement constalés. D'autre part, ce sont des variétés ou des mces, mais non des espèces; l'espèce humaine, quelle qu'en soit l'origine, est une. Cela ressort d'un fait expérimental, la fécondité des unions entre individus de tout pays cl de toute couleur. Par des raisons physiologiques encore très obscures, l'infécondité est comme le mur qui limite les espèces, qui trace entre elles une ligne presque infranchissable de démarcation. A l'Intérieur de chaque espèce, comme nous l'avons vu, lu tendance naturelle est vers la fusion et le mélange ; cette tendance est contrebalancée par des conditions géographiques, des préjugés sociaux et religieux ; mais elle existe et a déjà produit des résultats appréciables, comme en témoignent les mulâtres et les métis.
Non seulement les naturalistes n'ont jamais pu définir ce que l'on appelle communément la race germanique, ta race slave, la race française, mais ils sont presque unanimement d'accord pour proscrire de pareilles alliances de mots. C'est pourtant au nom des prétendus droits de la race germanique