‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 38 sur 345 · Cf. Revue celtique, 1906, p · texte numérisé non relu

Cf. Revue celtique, 1906, p

5. Les sacrifices de chevaux offerts à Ares par les ÂDiazoaes sont scythiquet et d'ailleurs mal attestés (^iruppe, Griech. Mythol., p. 322, 572).

MIPPOLÏTE

tins, de souche illyrienne, avaient un dieu-cheval nommé Menzana auquel on sacrillaildes chevaux '. Poséidon et Hélios, à IV'potjuc classique, sont étroitement associés au cheval; Uélios conduit un char et Poséidon est le dieu-ciieval par excellence, ir.ic:sç. J'ai déjà dit que Diomède était certainement un dieu-cheval. Il résulte de là que les dieux et les héros auxquels les anciens sacrifiaient des chevaux avaient tous, à une époque plus ancienne, été conçus eux-mêmes comme des chevaux : nous retrouvons ici ce tht'me si familier aux religions antiques, et pourtant si obstinément méconnu jusqu'à la fin du xix' siècle, de Tanlmal divin sacrifié par ses fidèles et prohahleincnl, du moins dans les rituels primitifs, dépecé et mangé tout cru par eux.

Suivant la tradition anthropomorphiqiie qu'a popularisée Euripide, Hippolytc est encore essentiellemenl un liéros équestre, non seulement parce qu'il entretient des chevaux et excelle à les conduire, mais parce qu'il est lo petit-lils de Poséidon Ilippios. Poséidon, le dieu priocipal de Trézèno*, cl fiippolyte, le dieu et le héros local, sont des divinités anthropomorphes, héritières des religions primitives qui avaient pour objet le culte et pour drame mystique le sacrifice du theval.

Dans ces religions primitives, il parait certain que les fidèles, mus par le désir de n'assimiler à l'anîmal divin qu'ils sacriHcnt et qu'ils mangent, s'affublent préalablement de sa dépouille et se désignent par son nom. Ainsi j'ai montré que les femmes thraces qui sacrifiaient le renard Orphée s'Iiabillaient en renardes et s'appelaient renardes [hassarai) ; de mt^me ies femmes béoliennes qui sacrifiait le cerf-Actéon s'habillaient en biches et s'appelaient biches à cette occasion. Il n'est pas prouvé, mais il est très vraisemblable que partout où nous trouvons en Grèce des prêtres, dos fidèles ou des initiés portant des noms d'animaux — ï^ctcoi, xù/^i, xsOpsi. ^±c;, ôpxTOL, [téXissu, xspax£;, \io-nii, etc.' — OD doit reconnaître,

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