Aristoph., Oiseaux
AETOS PROHETHEl-S 13
Cirones de Thraco, n'élait autre que celui de la cigogne, leur oiseau sacré'. Il me semble donc que M. Pelersena fait fausse route lorsqu'il u insisté, à propos de la publication de M. Wie-
nd , sur le caractère maternel de la cigogne, sur la piété que lui attribuent les naturalistes anciens, pourjustiiier la représentation de cet oiseau le long du fronton d'un temple. Je pense aussi qu'il s'est trompé lorsqu'il est parti de là pour donner raison à la vieille théorie de Boetticher, suivant lequel le toit en double pente du temple grec aurait été très anciennement assimilé aux deux ailes protectrices d'un aigle, dont te corps serait représente par la partie construite, comprise
Ire les frontons, Le toit en double pente répond à une nécessité pratique, colle de l'écoulement des eaux; le symbolisme n'y a rien à voir. Mais comme le temple est essentiellement un édifice rebgieux, tous les éléments primitifs de sa décoration peuvent et doivent recevoir une explication religieuse. Les aigles, les cigognes et les fleurs de rOécatompédon. peints et non sculptés, presque dissimulés à l'entour des groupes Bculptésdesfrontons, témoignen t d'une tradition très ancienne, triiS respectée, et que l'arcbitecte du temps de Pisistrale a voulu concilier avec les proférés de la décoration sculpturale. Or, Boetticher a déjà ingénieusement remarqué que l'aigle, l'oiseau porteur do la foudre et qui, suivant les anciens, n'était jamais foudroyé lui-même, pouvait être considéré, sur un lomplcgrec, comme l'équivalent d'un paratonnerre, d'après le principe dont s'inspirent un peu partout lis superstitions relatives aux talismans. Le même savant a fait valoir un texte de Vilruve' d'après lequel il convient de sculpter des foudres, fulmina, sur le plafond du larmier: c'est 1^ encore une pratique superstitieuse répondant ii la croyance vulgaire: similia simi/ibus arrentiir. Dans le même ordre d'idées, M. Petersen rappelle que l'éclair est très souvent figuré sous l'aspect d'une Ûeur de lotus (éclair en boule) ' ; par suite, que