Perrot et Chipiez, Histoire dç l'arl^ t. I, p
*ETOS PROMKTHRl'S
p)iiquc, anci^lre de la lettre A de nos alphabets. L'importancf
rcligieusti du diB(|uc solaire n est pas moins anciennemcot attestée. Il est possible que le soleil ait été assimilé à un aigle, mais c'est là déjà un résultat du syncrétisme. Dans l'aiglesoleil de l'art égyptien, nous distinguons l'aigle d'une part, le soleil de l'autre, que l'on a pu fort bien associer au-dessus des portes comme des images protectrices; à ce couple vînt plus tard s'adjoindre l'uraeus et cette triade forma le symbole complet qui paraît régulièrement en Kgypte à partir de la dix-huitième dynastie '.
11 est digne de remarque que des édifices représentés sur des monnaies grecques offrent assez souvent, comme ornement du fronton, un objet circulaire que l'on qualiiie de bouclier' ou même d'omphalos>. Laissons cette dernière désignation, qui est absurde, Vomphahs delphiquo n'ayant jamais pu figurer en haut d'un lemple. Personne ne nie, d'ailleurs, que des boucliers aient servi à la décoration des temples, où ils représentent des Irophées ou des ex-voto commémorant des victoires; il existe même une monnaie d'Ilion où l'objet circulaire est encadré de deux Nikés'. Mais un disque exactement circulaire, ainsi placé à l'endroit le plus apparent de la façade d'un temple, éveille plus naturellement l'idée du soleil que celle d'un bouclier. Il est donc permis de croire que, dans la Grëce primitive, comme en Egypte, l'image du soleil et celle de l'aigle ont également été employées au sommet des édifices, avec cette différence, cependant, que les décorateurs égyptiens et leurs imitateurs asiatiques' ont de
i. Je prie qu'oa De loe cblcane point sur In dé«igailion de l'otecnu sacré égyptien a««iiiii!é au soleil (cf. .Masp^ro, Jliatoir» aiicieiine, t. I, y. 89). Hier eocore, on qaaliSoit d'épervier l'oiaeau que l'on désigne aujourd'hui sout le nom de fauwn. Dr, le Isucon est na rapace diurne de la familte de» Falconidés qui cooipread les faucons, It^s attiles. \m outours, etc. Dans le préeco mémoire, J'aurai» pu écrire paiioul faleonidt nu lieu d'aiq'e; mais je ne vois pas ce que mon nisonnemenl )' eilt ^agué.