‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 47 sur 345 · AnihoL Palal., IX, iii, S : oîwvûv )iiva( titoupàvrac · texte numérisé non relu

AnihoL Palal., IX, iii, S : oîwvûv )iiva( titoupàvrac

4. AucuD autre animal n'eit al étroilem^at associé i uoo diviaitâ : mCme U chouette ne parntt pas aïoir Hè conque comme U coiup«ftiie d'Albéué dan» rOlympt. C'eet i^ue l'aixle est, par ta, nature mEmc, uu habitant des plus hautes régions de l'air (ohaervation de Keller).

5. Exemples ctÉei le» sauvage* moderne», ap. Tylor. Civilû. pnmilive, t. Il,

80 AETOS PROMETHEUS

mythologie gréco-latine n'a pas fait de l'aigle l'attribut d'Hélios ou d* Apollon, parce qu'il appartenait exclusivement à Zeus ; mais, eu Egypte et dans les autres pays d*Orient, l'aigle est associé au dieu solaire ^ Nous avons déjà parlé du motif égyptien, antérieur à la XII® dynastie, qui associe le disque solaire et les ailes de l'aigle. Une inscription romaine nous a conservé la dédicace d*une statue d'aigle au dieu solaire oriental : Aquilam Soli Alagabalo Julius Balbillus*. Les naturalistes gréco-romains racontent à l'envi que laigle, seul de tous les animaux, peut regarder le soleil en face ; quand ses petits ne peuvent soutenir cette épreuve, il les expulse de son aire». C'est là une sorte d'épreuve ou d'ordalie analogue à d'autres que nous ont rapportées les anciens* et qui ont pour but d'attester la légitimité de la filiation; il semble donc que Topinion populaire, en Grèce même, ait fait de Taigle le fils du soleil. Si cette croyance existait aussi en Egypte, on comprend d'autant mieux l'association du soleil et des ailes d^aigle dans un des motifs favoris de l'art égyptien.

Je suis parti d'un texte de Pindare qui, combiné avec un texte de Pline, montre que les Corinthiens sculptèrent des aigles dans les frontons des temples et j'ai supposé que ces aigles étaient là pour écarter la foudre, les anciens croyant que cet oiseau n'était jamais foudroyé. En Egypte, les ailes d'aigle du disque solaire, placé au-dessus des portes, comportent sans doute la même explication. Jai rapproché ces aigles prophylactiques des oiseaux de proie que l'on voit, aujourd'hui encore, cloués au-dessus des portes de certaines habitations rustiques. Puis j'ai montré que l'aigle, prophylac-

1. Voir riotéressaut mémoire de M. CMmonit Masque de Jupiter sur un aigie éployé^ daus la Feslschrift de Benodorf, p. 291-295.

2. Corp, inscr. lal.j VI, 708. Sur l'oiseau solaire appelé bennu en Égyple et cru identique au phénix des Grecs, voir Keller, op. laud., p. 253.

Page 1