Corpus inscr. graec, 4714; cf. Roscher, /. /., p
accompagiu'e de lameiilations et de cris qui furent cnlendus par l(!s passagers du vaisseau sur lequel étail le professeur de Plutarque; ic pilote égyptien, sans doule aflilié au culte du dieu de Mcndès, comprit qu'il s'agissait du bouc, pleuré sous le nom du giand dieu l'au.
Cette ingénieuse interprétation est inadmissible pour deux motifs. D'abord, elle n'explique pas comment le pilote a pu être trois fois interpellé par son nom, que la plupart des passagers eux-mf^mes ne connaissaient pas; en second lieu, si te pilote égyptien avait compris ce dont il s'agissait, il n'aurait eu aucune raison de crier au miracle. Les passagers euxmêmes auraient été renseignés et rassurés par lui : ils auraient appris de sa bouche ce que les Grecs d'Egypte et leurs affiliés dans d'autres parties du monde entendaient par la mort du grand dieu Pau ; ils se seraient donné garde d'înquiétor le soupçonneux Tibère par la nouvelle inattendue de la mort d'un dii'U. Ecrivant l'article Pan dans le Lex%(iue de Mytkohgie qu'il dirige, M. Koscher a récemment ri?itéré son explication, mais sans y rien ajouter qui la rende plus acceptable. Je crois qu'il faut chercher autre chose.
Avant de proposer mon interprétation, je vais donner une traduction littérale du texte de Plutarque; on sent, à le lire, que la bonne foi de l'écrivain grec est entière et l'on remarque qu il a pris soin d'alléguer de bons garants de son récit'.
a Au sujet de la mort de ces génies [les dieux inférieurs], j'ai entendu le récit d'un homme qui ne manquait ni de rai' son ni de jugement. C'est l^pitherse, père du rhéteur Emilien, dont quelques-uns de vous ont aussi reçu les leçons. U était mon concitoyen et professait la grammaire. Voici ce qu'il raconta. Un jour, se rendant par mer en Italie, il s'embar