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ti. Suéloue, Vileli.. H; TaciLe, llisl., I, U2.
AET03 PBOMETHEUS js
fille lie 8cstos avait un aigle domestique qui, npr^s la mort de sa maîtresse, se brûla sur son burher'; Pythagore', Pyrrhus. lUodius Albinus curent des aigles familiers, et celui de Pyrrhus ne voulut pas survivre à son raaitre'. Quand l'aigle enleva Ganymi'de ou AstiSrie. ce fut par amour pour ces beaux enfants, non comme des proies; l'art grec le mon- , trait plein de sollicitude pour eux et, tout en les arracbant à la terre, s'efforçant de ne pas les blesser'. Bref, l'aigle n'est pas seulement un oiseau puissant, le roî des volatiles cl le roi des airs; il aime les hommes, Il est prévoyant et prudent. Envisagé sous cet aspect humain, si l'on peut dire, il mérite l'épîthête xpo^ijArJ;, difficile à rendre en français par un seul mot, mais où l'idée de prévoyance bienveillante est au premier plan, comme dans l'équivalent allemand Fiirsonjrr et dans le dérivé de l'équivalent latin provisor, le paternel proviseur de nos lycées.
Il est temps de faire observer que le Prométhée de la mythologie classique a rendu aux hommes les mêmes services que l'aigle de la mythologie préhistorique. Il leur a fait don du feu, dérobé au ciel à ta grande colère de Zeus, gardien naturel et jaloux du fou céleste'; il leur a enseigné à connaître l'avenir par les augures: il a été pour eux bon et secourablc. Mais si Prométhée et l'ïiigle ï:po[iTjOciî sont. h. l'origine, une seule et même conception, pourquoi la fable et l'art clas-