‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 62 sur 345 · aein. Alex., Cohori., p · texte numérisé non relu

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4. Dans les vers orphiques relatits à Paubo, le verbe employé a'est pM 1

LES SVCnPHANTBS ET LES MYSTERES DE LA FIGUE B9

une objection fatale. Ouand mémo i!mifhxT,<: eût été UH anciennement synonyme d'ûSpi-iTr^, l'idi^e d'un dommage causé à autrui par un peste n'aurait pu se spi'cialiser à te! point que auy.açâvn^îfùt devenu synonyme et exclusivement synonyme d'accusateur frivole ou malicieux; il faudrait tout au moins que la langue grecque cùl gardé d'autres emplois du mot o'jy.oçivTïjç, impliquant, par exemple, une action nuisible exercée par dos procédés magiques. Or, il suffit d'ouvrir le Thésaurus pour se convaincre qu 'une pareille acception du mot est inconnue.

Si la solution que je vais proposer à mon tour est recovable, elle devra satisfaire aux conditions suivantes; t° conserver au verbe i^xUtvi et au substantif dérivé toute l'énergie de la signification primitive, qui implique la révélation d'une chose inconnue ou mystérieuse ; 2" conserver à l'élément oGxov le sens propre de figue, de fruit du figuier, qui semblait incontestable aux anciens; 3° expliquer clairement et immédiatement l'idée de délation; 4" justilierlediscréditatlachéàcelle forme de délation; 5' expliquer la haute antiquité du mot, que les anciens ont déjà pressentie en le faisant contemporain de lu première culture du figuier et qui seule peut rendre compte de l'impossibilité où se sont trouvés les historiens et les grammairiens de fournir une étymologie raisonnable de Tjusoâvrr;;.

je crois que ma solution satisfait à ces conditions ot j'ajoute qu'elle en remplit encore une autre, non moins importante à mes yeux, bien que toutes les tentatives antérieures d'expti. cation l'aient méconnue. La langue grecque possède un substantif ancien formé exactement comme sijcopkante : c'est hiérophaile ' . Il faut que l'étymologio admise établisse une relation étroite ente ces deux mots.

f s(v(», miis iuxvùvat. Je ne erol» pu qu'au Grec eOt employé çaiviiv dan» le ■ea» d' • exhiber • uae partie du corpe.

1. Comparer if-tn^i-i^i\t, itipa^iiitiçt tto^âma, tuoli rarei. — A l'époque Impériale, OD forgea, par aoBlogle, le oéologisme iibaitophanlf. <lfs praires

f A.NTES liTT LES MVSTËRES DE lA f

Qu'est-ce que Y kiérophanlet C'est celui <|ui révèle (çofvEi) let Ecfâ, c'est-à-diro les objets sacrés dont la vue élaJL interdite atj vulgaire, qui étaient tirés de leur cachette et produits devai les mystes au dernier acte de l'initiation d'Eleusis.

Dans deux mémoires devenus rapidement célèbres, qui oot' été lus à lAcadémie des Inscriptions', M. Foucart a réuni et' discuté tous les témoignages antiques relatifs au rùle de l'hiéropliante dans les mystères. Je ne puis alléguer ici de textes qui lui aient échappé, sans doute parce qu'il les a cités tous. Mais il est permis de pas être toujours d'accord avec lui sur l'interprétation qu'il en a donnée.

M. Foucart distingue les actes rituels des mystères en trois catégories : les actes (là Sptijisvaj.Ies révélations ou exhibitions (« Ï£ixv ji*£va)et les paroles {-i Xt^i'^z-ix)*. I! propose, sous réserve, de compter parmi les actes ce que l'auteur des Philosophotimena regarde comme le mystère culminant de l'époptic: l'exaltatation, par l'hiérophante, d'un épi de blé moissonné eqj silence {èv oi<iTnj TEÔepisn^vov Ttàr/yt). Mais il s'agit là bien moinBJ d'un acte que d'une exhibition : le texte grec emploie d'ailleurs le verbe ê;:i5£t/.vjvai'. Cet épi que montre l'hiéroplianlc repré-

et des prËtrcssea dti culle des empereurs sont dits aiSiiriofdivTat (C. /. G^ 3726, 4016, ion; Waddiugton, liiicr. iTAsie Mintuve, 75S, 1178; ^lA. Mitth., XXII, p. 39, iSI ; XXIV, p. na) et ei&iiamfay-!a<i (C. I. G.; «017, 4031); uaa Femme, a ADCjre, est dite atSaTOfavTaOaa (Perrol, Galatîe, n. 123; cf- Bearlier, CriUe du empertun, p. 193). Deux fois, en Asie Mlneare, an rencontm le mfime per«oiiuage qualiûé & la fois de atBtainfiyxtii et de Upaçàvniï tû* (luatiipiuiv (Koerte, Atli. lauih., XXIV, p. 432J. Si le sibaslophantt révilsil (If-Qv») quelque cboee ddus les cërËuiaDiee du culte impérial, ce ue pouvBit Être que de« effigies ou des inaignes de» empereurs; cela fait songer au tnjritérieax TÉx|ib>p qui, eu Asie .Mineure eucore, était l'objet du culte loyalâtt des Sivai Tcx|LgpEUi (Hamsay, Sludies in Ihe eatiern Roman provinctt, lïH, p. 3*6).

1. Hecherchea tur l'origine et la nature des mystirtt d'Eleiuti, 1895; La grands mystères d'Eteusia, 19(10. ttnai les nolea du présent traroil, cea mémoires soqI désigaés ainsi : Foucart l et Foucart II. Il aesait bien désirable que l'auteur les rèimprioiit, le tirage a part du premier étant depuis loagletnps épuise et iutruuTable.

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