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LES SVCOPHANTES ET LES MYSTÈRES DE LA FIGUK

VU

Revenons au culle du figuier chez les Phytalides, dont nous avons montré l'étroite analogie avec celui du blé cbez les Kumolpides. Démêler a révélé (Cy(;v£v} laligueà Phytalos. comine elle a révélé le blé à Eumolpos; l'acte linal du culte des Edmolpides est l'exaltation de ) épi ; l'acte final du culte des Phytalides devait être l'exallation de la figoie. Le premier est accompli à Eleusis par l'hiérophante; n'est-il pas vraiseiU' blable, pour ne pas dire plus, que V hiérophante du culte des Phytalides a dû s'appeler le sycophanlel

Reste & montrer pourquoi, dans cette hypothÈse, syco' phante devint synonyme d'accusateur public et pourquoi ce mol prit de bonne heure un sens méprisant.

Un acte essentiel du rîluel éleusinii'n était la proclamation ouîTpspfiîsiç'. Le 15 Boédromion, alors que les candidats à l'initiation était réunis devant l'Elcusinion d'Athènes, l'hiérophante, assisté du dadouque, prononçait la Formule d'exclusion des mystères, que divers témoignages de l'époque impériale permettent de restituer avec vraisemblance'. L'hiérophante excluait ceux qui étaient suspects ou accusés de meurlro, les blasphémateurs, Ici sacrilèges, enfin ceux qui ne comprcnarenl pas le grec. M. FoucarL a essayé d'établir' que ce dernier cas d'exclusion visait, du moins à l'origine, les personnes qu'un défaut physique de la langue mettait hors d'état de reproduire, avec l'intonation voulue, les formules qu'on devait leur enseigner dans les mystères. Mais cette hypothèse me semble inadmissible pour une raison bien simple : il aurait fallu commeDcerpar exclure les sourds. Du reste, l'exclusion des barbares, c'est-à-dire des gsns ne comprenant pas le grec, est mentionnée par toute une série d'auteurs depuis Qérodote ; les textes on]

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