Ibid., I, p
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été réunis et parfaitement expliqués parLobeck; il n'y a plus iieu d'y insister.
Suétone dit que Néron, souillé du meurtre de sa mère, n'osa passe présenter à l'initiation, d'où la voix du héraut — auxiliaire, en l'espèce, de l'hiérophante — exclut les impies et les scélérats'. Noua savons d'ailteurs qu'Apollonius de Tyane en fut écarté comme magicien, mais sans que Philostrate entre dans des détails à ce sujet*. En revanche, il y a un passage Irôs instructif dans le Pseiiriomantii: de Lucien', auquel M. Foucart paraît avoir attaché trop peu d'importance. Le charlatan avait organisé à Rome des mystères sur le modèle d'Athènes, c'est-à-dire d'Élousis; ces mystères, qui duraient trois jours, se terminaient par une hiérogamie et l'annonce solennelle de la naissance du nouvel Ësculape. Le premier jour avait lieu la proclamation; on excluait solennellement les athées, chrétiens ou épicuriens, venus pour espionner les mystères. Il faut dire que le prophète Alexandre, prêtre du culte de Glycon. détestait également les épicuriens, qui se moquaient de lui, et les chrétiens, qui l'avaient en horreur. Aussitôt la proclamation faite, Alexandre criait lui-même : « Dehors les chrétiens ! » et la foule criait A son tour : « Dehors les épicuriens! » Bien entendu, la formule d'exclusion employée par Alexandre était de son invention, mais le rituel devait être imité de celui des mystères grecs. M, Foucart ohjecte qu' « il n'y avait pas d'incrédules ni d'espions à chasser »; pourtant, il semhle qu'un passage de Tertullien lui donnno tort. Au chapitre VU de son Apoiogéiique, Tertullien repousse avec indignation les accusations de certains païens au dire desquels les chrétiens, dans leurs mystères, égorgeaient un enfant pour le manger et commettaient des
I, quorum inilialiont impii et icelerali