Ibid., VII
VERCINGÉTOItIX A ALËSIA 1»
semblait si irrésisUble que le chef arverne se laissa aller à la tenlalion d'attaquer César en retraite vors lu Province, au lieu de se contenter, comme il avait fait jusque-là, de l'inquiOter. Il fut battu près de Dijon et Cotus, le commandant de la cavalerie gauloise, tomba au pouvoir des ItomaÎDS'.
Cependant César, de son côté, ne négligea rien pour renforcer sa cavalerie, dont rinfériorité n'était que trop manifeste". Il avait auprès de lui une garde de 600 cavaliers germains qui lut servit d'escorte pendant toute ta campagne, mais qu'il n'employa que dans les plus graves périls*. Après avoir passé les Cévcnnes et pénétré chez les Arvernes, il s'entoura d'un réseau de cavalerie pour dissimuler sa faiblesse à l'ennemi ' ; mais comme le nombre de ses chevaux était insuffisant, il quitta snn armée et se rendit à Vienne pour y prendre la cavalerie nouvellement levée dont cotte ville était le liou de réunion*. Peu après, il mit le siège devant Vellaunodunum et. les habitants demandant à se rendre, exigea la livraison de tous leurs chevaux'. Il en lit autant à Noviodunum'; mais la capitulation n'élait pas encore exécutée lorsque la cavalerie gauloise apparut; César fut obligé, pour se défendre, de mettre en ligne les 600 cavaliers germains de sa garde personnelle'. Avaricum pris. César pria les Ëduens de lui envoyer toute leur cavalerie'; il donna une partie de sa cavalerie à Labienus cl garda l'autre. Mais le dépôt de cavalerie romaine formé à Noviodunum tomba entre les mains des Gaulois". Dans cette exirémité, César s'adressa aux tribus geniianiques et obtint d'elles des cavaliers et de l'inlanterie légère, habituée, comme celle des Gaulois, à combattre parmi les cavaliers. Toutefois, à l'arrivée dus cavaliers germains, il
t, Ibid., vu, 87.