‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 78 sur 345 · I. Kid., vil · texte numérisé non relu

I. Kid., vil

a. ibid.. vu, 7t.

3. Ibid.,\\\,i*:diseit eum omni equitatu Lilaoicum ad aollicilandoi Atduot I ffoftetum.

128 VERCINGETOmX A ALESIA

Sans doute il avait reconnu que les Romains, grâce h leurt auxiliaires d'oulrc-Rhin, étaient de force à repousser tous le» assauts de la cavalerie gauloise. Mais un général de nos jours, dans une situation analogue, se voyant déjà pressé par la faim, aurait démonté ses cavaliers et gardé les chevaux pour servir d'appoint à la nourriture de ses troupes. A raison de 300 grammes par jour, cinq mille chevaux de laille moyenne pourraient nourrir 60.000 hommes pondant plus d'un mois.

Si Vercingétorix, qui n'était ni imprévoyant ni inintelligent, renvoya ainsi près d'un million et demi de rations, c'est qu'il ne lui venait pas à l'esprit qu'un Gaulois put manger de la viande de cheval ; et si César rapporte le Fait sans en témoigner d'étonnement, c'est qu'il aurait sans doute agi de même en pareil cas'. Nous no connaissons point de texte qui prête aux Gaulois l'horreur do la nourriture hippophagique ; mais cet incident du siège d'Alésia est, à cet égard, l'équivalent du texte le plus formel.

La viande de cheval paraît avoir été tabou chez toutes les populations de langue aryenne. Les Hippophages de Ptolémée* sont prohahlement des Sarmates, c'est-à-dire des Mongols plus ou moins mêlés de Scythes; or, l'on sait que les tribus mongoliques mangent la chair et boivent le sang du cheval'. Les textes des auteurs classiques, sans être ni nombreux ni J

1. Peu de tompfl aprèa, eQ Eapagae, CéMr cerna l'armâe potnpéienDa { oommaQdée par ArraDius sur des coUiaes uns eau {titcii incluait collibu* hoslem, Luc, Phars., IV, 263). Les PompèieDB tuËreat leurs cbevam, oiûi pnur s'en débarrasser, aoa pour tes manger {miles non utile clauait Aitxitium, mactanil tquoi, IV, 268-9). Reinarqiieï l'expressiou dont te sert Lucaln : des cbevaux sont inutilta i de; assiégés, alori môme que ceut-cl ont à redouter la raim et aoa la to\t.

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