Ptolémée, Geoffr., V
3. Iiidore Geoffroy-Saiot-Hilaire, Ltttrts sur tes subitancet atimenlaire* al parliculièrement sut ta uiandt de chtoal, Paris, ISâfî, p. Ii6-I19.
VERCtNGËTORlX A ALËStA IS9
oxplicitfis, suftisenl à attester que les populations médilcrruni^cnnes ae su nourrissaient pas de solip^des. Suivant Hérodote', les riclios Perses se faisaient servir, au jour de leur fête, un bœuf, un ànc, un cheval et un chameau entiers ; mais ce témoignage même prouve que c'était une nourriture exceptionnelle, motivée par une solennité religieuse. Ilippocrate' inédit de la viande du cheval et, plus encore, de cello de l'&ne. Aristoto' dit du bien de la viande de chameau que l'on mangeait en Arabie', mais semble même ignorer que celle du chcival puisse servir à l'alimentation. Galien' condamne la viande de cheval, la viande dàne et celle de chameau comme malsaines, tout en reconnaissant qu'on mangeait de l'àne et du chameau à Alexandrie', sans doute dans les plus basses classes do la population. Oribase considère la viande des solipèdcs comme une nourriture seroiie' et ajoute que celle des chevaux sauvages est encore pire que celle des chevaux domestiques. Il semble dire par là qu'on donnait parfois de la viande de cheval à des esclaves ; mais ce devaient être des esclaves venus de loin, car il n'est jamais question d'une distribution do viande de cheval ou d'âne au bas peuple de Rome ou de Constantinople; la nourriture des plus pauvres était le porc', Procope raconte' que, lors de la prise do Rome par Totila, un Cilicicn nommé Paul, à la léto de iOO cavaliers, se réfugia dans le monument d'IIadrien et y fut assiégé par le5 Goths. Comme la faim pressait ces braves, Us pensèrent un instante tuer quelques chevaux pour les manger; mais cette nourriture insolite leur répugna tellement" qu'ils aimèrent mieux chercher ensemble la mort dans une sortie. Les