VERCINGETORIX A ALÉSIA
ivent très malsain, et ne touchaient 1
mangeaient du porc salé, souv^ pas.saufde rares cxceptioas, aux cadavres de leurs chevaux', L'excellent naturaliste Geoirroy-Saint-Hilaire avait commencé, en ISVT, dans son cours du Muséum, une propagande en faveur de l'hippophagic; il la reprit avec plus d'énergie encore en ISSS. u 11 y a des millions de Frani;ais, écrivait-il, qui ne mangent pas de viande cl chaque mois des millions de kilogrammes de bonne viande sont, par toute la France, livrés à l'industrie pour des usages très secondaires ou même jetés & la voirie", n Malgré les bonnes raisons alléguées par GeolTroy- Saint-ïlilaire, malgré l'intervention des Sociales protectrices des animaux, qui recommandaient l'hippophagie dans l'intérêt même des vieux serviteurs de l'homme, il fallut attendre jusqu'au 9 juin 18G6 pour que la vente publique de la viande de cheval fût autorisée à Paris. Celte nourriture saine et agréable n'est véritablement enlrée dans nos mœurs que depuis le siège do Paris; encore bien des gens partagent-ils 1 opinion d'Oribase et la considèrent comme ■ servile a.
La répugnance des peuples de langue aryenne pour la viande de cheval n'empêche pas que le sacrifice du cheval n'ait été en honneur chez eux; toutefois, le cheval est une victime exceptionnelle, qui parait revêtue d'un caractère particulier de sainteté, ce qui s'accorde, d'ailleurs, à merveille avec le tabou alimentaire dont il vient d'être question, '
Le cheval est sacrilié dans le rituel védique, oi^ il passe pour un animal divin, devajàta'. Le sacrilice du cheval se trouve chez les Perses*, les Prussiens, les Slaves, les Germains, les lUyriens, les Salentins; ce dernier peuple avait un Jupitercheval, menzana'. t^hez les Grecs, il est question, mais rare- !