‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 83 sur 345 · Bergaigne, La nligiort oédigae, I, p · texte numérisé non relu

Bergaigne, La nligiort oédigae, I, p

*. Harod-, VU,lt3.

5. Pestas, 1. 1>. Oelob^r eifuiii; le cheval était Jelé vWaDt dans les ÛamiBef. L» lUyriuaa BacriflaUnt toua \et aeiit aus quatre cheraui à Poeddoo (Peatu», .. V. Hippius).

VERCINGÉTORIX A ALÊSI.V IM

ment, do chevaux jetés dans une rivière', ou dans la mer', sacritiés à Poséidon (Argos), à Hélios (Rhodes, Taygèle), oti à Tosaris (Athènes)'. Toxaris était un médecin de Scylhîe, héroïsé à Athènes; il s'agit donc peut-être d'un culte étranger. Dans les autres cas, il est évident que le cheval sacrîGé repré sente le dieu lui-môme, l'eau courante, la mer, le soleil; or, cessacrilices du dieu sont les plus anciens et les plus solennels do tous. Quand l'animal immolé n'était pas jeté dans l'eau, il est probable que les prêtres elles fidèles en mangeaient; on sait que ces repas de communion, s'ils contribuent avec le temps à faire disparaître les tabous alimentaires, ont dû, à l'origine, coexister avec ces lahous*.

A Rome, un très ancien usage voulait que l'on sacrifiât un cheval sur le champ de Mars au mois d'octobre; Festus (Oc/oAer eqt/us) nous apprend que la tête de l'animal était vivement disputée entre les habitants de Subura et ceux de Sacra Via, les premiers voulant la planter sur le mur dclaRegia, les seconds sur la tour Mamilia. Cette rivalité traditionnelle pour la tète d un cheval sacré s'éclaire par dos analogies empruntées |à d'autres peuples de langue aryenne. Chez les Germains, les télés des chevaux sacrifiés étaient plantées sur des troncs d'arbre; c'est le spectacle qui s'offrit à Caecina quand il arriva au camp do Varus'. Grégoire le Grand invite Brunehaut & empêcher que les Francs ne se livrent à des cérémonies sacrilèges avec des têtes d'animaux', interdiction qui se rapporte

i. lIom.,iJ., XZI, 131; Put».. VI. 31, T.

S. AppicD, S. laUhr., 10.

3. Paul.. III, 20, S; VIM.T.Ï) Fcitog, i. t. Oetober tquu»; Luc, Seyth., S. Cf. Gloli, VQrdalit. p. 13.

i. Aniobe {Adv. génie», VII. 16) prouve i paient qu'ils o'ioimolïDt aux ili«iu ul chieDi les hommes ne mauffeul pai la cbair de el de renarrjs lont rarei, maÎB bien attestéi.

Igoorance lorsqu'il dit aui oors. ni renards, parce que

Lei aacriQces deobleos à Borne; le

skcriflc« de l'our» Était probableinent ea ueage la où l'on adorait des déesses ouraea (Jkrtémii, ArUu).

5. Tac, Ann.. I, ei. Ct. ce que dit A^alhias (OVIII, 5) des Atamaas : TnicQu;..- lupaTDtLBOvTic tKiddciEausi.

6. Greg. Maguus, f j>ûl., VU, S ; Vt de anintalium capilibu» taerificia urcrilega non «xhibiatil. Le rapprochemeot a déji ité Tait par Grlmm, qui rap-

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probablement au même usage. En Gaule — je n'ose dire chez les Celtes — nous avons, dans le môme ordre d'idées, un témoignage archéologique fort intéressant. Fouillant le grand tumulus du Mané Lud, près de Locmariaker, René Galles rencontra, vers Textrémité orientale de Taxe, un alignement curviligne de petits menhirs juxtaposés, hauts de 0*^40 à 0°*,80, sensiblement dirigé du Nord au Sud. Sur chacune de ces cinq pierres debout était planté le squelette dCune tète de cheval, flérodote' parle de chevaux sacrifiés et empaillés que l'on disposait, sur des étais de bois, autour de la dépouille des rois Scythes; le tumulus de Tchertomlisk, à 20 kilomètres de Nicopol, a fourni onze squelettes de chevaux, richement harnachés, la tête tournée du côté de la tombe centrale. Ces usages scythiques diffèrent cependant de celui qu*a constaté R. Galles en Armorique, d'abord parce qu il ne s*agit pas seulement là de têtes de chevaux, puis parce que les Scythes étant cavaliers (ce que n'étaient pas les constructeurs de dolmens), les chevaux sacrifiés par eux pouvaient être ceux du chef, dont on voulait qu'il fût accompagné dans sa tombe.

L'importance du cheval dans le paganisme germanique ressort d'un passage de Tacite, suivant lequel des chevaux blancs, exempts de tout travail, étaient nourris dans des bois sacrés comme animaux d'augure^. Saxo* parle aussi d*un cheval blanc, considéré comme sacré par les Rugiens, dont ils tiraient des présages, que les prêtres seuls avaient le droit de nourrir et de monter, et qui passait pour servir de monture à la divinité dans les expéditions guerrières du peuple. ^>ouvent,te matin, ontrouvait ce chevalàTécurie, couvert de boue et de sueur; c'est que le dieu l'avait monté pendant la nuit.

Les sacrifices de chevaux en pays germaniques sont attestés par des auteurs du moyen âge. Ditmar de Mersebourg* rappelle aussi la mention, dans Saxo Grammaticus (p. 75)^ d'aue tète coupée de cheval iuimolé (immolati diis equi abscissum caput).

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