‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 88 sur 345 · Monummti anticAi, 1S99, t. IX, p · texte numérisé non relu

Monummti anticAi, 1S99, t. IX, p

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parle, d'uprès eux, des deux défaites des Gaulois à Télacnon et sur les rives du Pô. J'ignore ofi Gozzadini lui-môme a copié ses références; mais elles remontent sans doute à quelque vieil ouvrage où les Suppléments de Freinslieim à Tilo Live avaient été mis à contribution. Comme ces Suppléments, publiés en 1619. sont en partie traduits de Polybe. il n'est pas étonuantque MM. Gozzadini et Brizio aient cru que Polybe était la source de Tite Live; il lest davantage que deux archéologues estimés, à vingt ans de dis tanre. se soient donné le ridicule de prouver qu'ils citaient Tilc Live sans avoir pris la peine de l'ouvrir.

Presque tous les historiens modernes ont accepté sans réserves le texte unique de Polybe et répété que le fer gaulois ne valait rien; tout récemment encore, .\ï, Andrew Lang, rappelani l'usage fait du témoignagcde Polybe parM. Ridgeway, ajoutait spirituellement : " Thetr swords ivere as badas, or worse than, British bayonets : they always doubled up. » '. Mais, déjà au xviu' siècle, un militaire, membre do l'Académie des Inscriptions, M. de Sigraîs, avait exprimé des doutes qui font honneur à son esprit critique' : << (^ette assertion (de Polybe), écrit-il, doit nécessairement se restreindre à l'action dont il fait le récit ou k quelque faits rares qui se présentaient peut-être à sa mémoire. En la prenant dans toute sa généralité apparente, concevrait-on qu'une nation qui avait toujours le fer à la main n'en ait connu ni la qualité ni la trempe, et qu'avec dételles armes elle eût gagné des batailles et résisté pendant plusieurs siècles aux Komains?.,. Il est vrai que Plutarque suppose les Gaulois armés do ces épées molles dès le temps de Camille ; on sent qu'il les a prises de Polybe, ensuite Polyen a copié Plutarque et toutes ces autorités ont induit en

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laine de cavklehe, de l'Aufliléniie Parie, 1114, p. 36. Ce livre a vlé a Saiot-GeriDaîD par Ica Moinrd, qoi larij, capiaDt GoiibiIId iaelistaotH de TUe-Uv 'C milUaire, p.

r l'rspril miiilairt des Gauloit, par M. (i!e Siffraii), capi-

I, p. 168). Ml les p««i*gei

et {Jelles-Lelirei, :qui« pour la bibilotbèque du musée de 'a cité dsDK In Hnut archéulogiqae {ISSU, i. a égalemeal allégua, JaQs «oa arUcle, B. — Sur Sigraifl. cf. J. Leiuoine, Corrtt-

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m MYTHE NÉ DUN RITE

erreur les écrivains modernes o. Cela est fort bien raisonné '. M. Brizio qui, en 1899. est revenu sur lo même sujet •, observe aussi que les Gaulois d'Italie, en rapports constants avec los Étrusques, auraient pu certainement acquérir de ces derniers des épées utilisables, s'ils ne savaient pas en fabriquer eux-mêmes. Malheureusement, M. Brizio. qui est étruscomane, tire de ces prémisses de fausses conclusions : parce que les épées gauloises, provenant des tombes aénonalses de Monteforlino dans le Picenum, sont de bonne qualité et d'un for très résistant, il affirme que ces épées, comme les casques et les Rbules découverts au même endroit, sont de fabrication étrusque, que les Gaulois do la Gaule n'avaient aucune industrie digne de ce nom et que les belles armes trouvées dans les sépultures gauloises de la Champagne sont elles-mêmes d'importation étrusque*. J'ai réfuté ailleurs ces hérésies archéologiques', auprès desquelles la confusion de Freiashemius avec 'fite Live parait une erreur presque vénielle.

Il serait hors de propos de démontrer ici que l'industrie de la Gaule était très développée d^s l'an 400 ; c'est là une vérité que les découvertes archéologiques ont établie sans contestation possible. Mais, comme je l'ai fait voir il y a douze ans, dans une critique d'un mémoire de M. 0. Hirschfcld^ on peut même alléguer un texte classique pour prouver que les ouvriers gaulois en métaux étaient appelés, vers le début du iv' siècle, de Gaule en Italie*. Pline l'Ancien raconte, d'après le XI* livre des Anti^uitates de Varron, qu'un Uelvète nommé Hélicon, ayant

1. Belloguet {Ethnogénie gauloise, t. JU, p. 436-1] admet nns sourciller m qui paraissait Impossible à Sigrais : • SoUTenl ils étaient obligés, ces terribles pourfeadeurs, d'ioterrooipre leurs coups pour redresser arec le pied leurs mauvaises lames.,. Peadaal deux ou Irois siècles, de terribles défaites dilrul- «Ireot plusieurs de leurs aruiÉes, sans qu'ils Boogeasseut a maaiëre de coojbnltre ou uu armement aussi défeatueui

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