Ibid . p
t. S. Reiuacb, L'Anthropoioyie. 1902, p. 361-213.
G. S. Reioacti, ap. Bertrand et Reioacb, Ui Celiei, p. 2ia.
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résidé a Rome fabrilem ob arlem, rapporta dans son pays une Tigue sëche, du raisin, de l'huile et du vin, ce qui donna îi ses compatriotes l'idée d'envahir l'Italie. M. HirscliTeld avait pensé que celte histoire ne devait pas tHre antérieure à la guerre des Cimbres, époque à laquelle les Romains connurent pour la première fois les Helvètes , J'écrivais à ce propos : « On peut n'être pas d'accord sur ce point avec le savant allemand. L'Helvète Ilélicon a séjourné A Rome fabriiem ob artem. Cela ne veut pas dire qu'il y soit venu pour apprendre un métier, mais pour eiercer le sien. Or, les découvertes faites dans la .ilalion de La Tène, sur le lac de Neufchàtel, nous ont montré quelle était, en pays helvèle, l'excellence de l'iadustriedu ter, ars fabrilis, vers le i\* siècle avant J.-C. Il n'y aurait donc rien d'impossihie à ce qu'un artisan de ce pays eût été attiré h Rome, comme les ouvriers de certaines industries allemandes l'ont été de nos jours à Paris, et qu'il fiit revenu chez les siens en faisant une description séduisante des richesses du pays où il avait séjourné. Si donc la tradition recueillie par Varron a quelque valeur, elle attesterait la présence des Helvètes au nord des Alpes dès le iv* siècle avant notre ère. » M. Camille Jullian a eu tout récemment l'occasion do se rallier à ma manière de voir*. Non seulement les forgerons celtiques n'avaient pas de leçons à recevoir en Italie, mais il appert qu'on les y appelait pour en donner.
Cela posé, le passage cité de Polybe réclame une explication toute différente de celle qu'on admet ordinairement. Faut-il croire que les Insubres de 223, à la fin d'une longue guerre, ne disposaient plus que d'épées fabriquées k la hùle, que le texte de Polyhe vise un état de choses tout accidentel, indûment généralisé par les modernes' ? Telle parait avoir été lopiniondu capitamc de Sigrais. Mais l'iiistorien grec semble bien dire que la mauvaise qualité des épées gauloises élait chose avérée et reconnue, puisque les tribuns, avant la bataille, en