‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 91 sur 345 · Pottier et Reioacb, La Sécropole de Myrina, p · texte numérisé non relu

Pottier et Reioacb, La Sécropole de Myrina, p

UN MYTHE NÉ D'UN BrTB

nérropolcs de l'ile de Bornholm' : « Beaucoup dobjels ont éli' einlonimapL's à dessein avaut d'être enfouis ; c'osL notummeol le cas pour les armes ; les épécs sont tordues ou brisées ; une d'entre elles était roulée sur elle-même et une autre courbt^e en zigzag; la plupart étaient brisées en plusieurs morceaux qui n'ont même pas tous été déposés dans la sépulture. Quant aux umbos de boucliers, un tiers d'entre eux ont C'té brisés, aplaiis, bossues ou détériorés... Les bijoux d'or ont généralement été fracassés ou coupés en morceaux; quelques fibules de bronze ont aussi été brisées. Les vases de bronze sont également réduits en fragments et leurs débris sont si petits qu'il est impossible d'en reconnaître la forme'. »

J'ai vu en Grèce, il y a vingtansjdéchirerlesvôtomentsdune femme que l'on venait do déposer au tombeau. Si l'on interroge les survivants sur la cause de cet usage, ils répondent qu'on veut ainsi décourager tes violateuis de sépultures. Comme toutes les explications de rites religieux A'où la religion e»t éliminée par le rationalisme, celle-ci ne vaut rien. Elle so présente d'ailleurs si naturellement qu'elle a été alléguée pour motiver la brisure et la torsion des épées celtiques par ceux des archéologues qui ne voulaient par y voir l'effet du dernier usage de ces armes » D'autres pL-nseat, écrit à ce sujet M. Morel ', que les Gaulois étant essentiellement nomades, on avait soin, aux funérailles du chef, de briser son épée pour quelle ne tentât par la cupidité des passants, u Les « passants a qui auraient été tentés de violer une tombe de chef y auraient cherché — et y ont cherché en effet — des objets de métal, dont la matière offrait une certaine valeur; brisés ou non, ils devaient avoir le m^me poids, il y a des explications que le » bon sens » suggère d'abord, mais qui ne résistent pas, pour peu qu'on les presse, à l'épreuve du même « bon sens ■>,

L'idée primitive qui a inspiré tous ces usages est probable-

Page 1