Lejay, édition citée. /. XLIX
des Belges, des Arvernes, des Nerviens, des Vangions (Spire), des Bataves. — 22" Les bords de la Cinga. M. Lejay reconnaît là une rivière de l'Espagne citériaure et ajoute que, dans ces derniers vers de l'énumération, «le poète ne suit plus d'ordre». Mais Lucain était Espagnol; il est raisonnable de croire qu'il ne confondait pas une rivière d'Espagne avec une rivière de Gaule. Weber a proposé autrefois de lire Su/ga (la Sorgue), nom d'un affluent du Rhône; cette conjecture est très digne d'attention. — 23" Les bords du Rhône. — 24" Les Cévennes. — 25» Le pays des Trévires.
Arrêtons-nous ici (v. 441). Entre la mention des Cévennes et celle des Trévires sont interpolés cinq mauvais vers, qui manquent de première main dans tous les manuscrits '. «Les vers 436-439, dit M. Lejay, ont été rétablis en marge dans MRT à une époque qui n'est pas postérieure aux quinze premières années du xii® siècle. Le v. 440, qui n'est dans aucun ms. connu, a été publié avec les autres par le premier qui les a fait connaître, Michel-Ange Accorsi (1490-1554 env.)» Guyet a attribué ces vers à Marbode, sans dire pourquoi ; M. Lejay en fait honneur à quelque «clerc instruit» des bords de la Loire, qui aura été surpris de voir négliger, dans l'énumération du poète, la région qu'il habitait. En effet, dans les cinq vers interpolés, sont mentionnés les Pictons, les Turons, la Mayenne, les Andes, la Loire et Genabum. Il convient d'en faire abstraction.
La suite doit être citée intégralement (v. 443-444) :
\Tii ijuoque laelatus converti proelia l'revii-] El, iiunc tonse, Ligur, quondatn per colla décore''' Crinibiis effusis toti fraelate Coniatae.
Bien que l'exégèse de ces vers ne se rapporte pas directement au sujet de notre article, elle mérite de nous retenir un instant, car l'importance historique du passage ne semble pas avoir encore été reconnue. Les trois derniers éditeurs de