César, Bell. Gall., VI
.3. Tibulle, I, 10, 8.
4. Cf. Rev. arch., 1892, II, p. 198, où sont énumérés les textes.
SUCELLUS ET XANTOSVELTA
que les Gaulois aient appelé Disputer leur dieu au maillet. En revanche, les épigraphistes ont soutenu que le dieu au maillet n'était autre que Silvain, thèse justifiée, au premier abord, par les autels avec dédicaces à Silvain où figurent des marteaux, et par un bas-relief de Ramsen près de Kaiserslautern, où on lit D. SILVANO au-dessous d'un homme drapé tenant une hampe, debout entre deux chiens (fig. X) '. Les épigraphistes
alléguaient encore que, dans la vallée du Rhône, il y a quantité de dédicaces à Silvain, d'une part, et, de l'autre, quantité de statuettes du dieu au maillet : d'où la conclusion vraisemblable que statuettes anépigraphes et dédicaces aniconiques concernaient le même personnage. Or, de tout cela, il semble que la découverte de Sarrebourg ne laisse rien subsister, puisque le dieu ne s'appelle pas Silvanus, mais Sucellus ; c'est donc avec quelque surprise que l'on voit M. Michaelis, premier éditeur de cette découverte, reprendre pour son compte la thèse des épigraphistes, en particulier de MM. AUmer et Mowat.
• L'éminent archéologue se défend cependant d'être aussi exclusif que ses devanciers ^. Il ne veut pas «identifier simplement » le dieu au maillet avec Silvain ; il croit que le dieu gaulois a « apjjorté - au Silvain latin son costume national, le maillet, ancien symbole du dieu du tonnerre et de la foudre, enfin le vase, qui remplace la patère. En un mot, le dieu au maillet serait un Silvain en costume gaulois, pourvu d'un attribut — le maillet — qui appartient à la vieille religion celtique.
Si le dieu au maillet a pu ainsi s'assimiler à Silvain, c'est
Lvaai^fcsNf'Nis
Fig. 4.
Bas-relief de Ramsen.
1. Bonn. Jahrb. 1882, t. LXXIV, pi. ii, 3 et p 75 ; Michaelis, Jahrii. der Uesellsch. f. lothring. Gesch., 18'J5, t. VU, p. 13fi, fig. 9 (= notre fig. 4).