Brornts ftgutés, p
2. La tiiple tête du chien est également très visible sur le moulage du basrelief (aujourd'hui détruit) d'Oberseebach.
3. A cela M. Michaelis objecte qu'Isis n'était pas la seule divinitéitXî'.îoO/o;. Sans doute ; mais à l'époque romaine, je ne vois pas d'autre divinité qu'Isis ou Hécate qui ait pu être représentée avec cet attribut.
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deux statuettes de bronze, celles de Viège (à Genève) et celle de Cairanne (à Avignon), la tête du dieu est surmontée d'un petit polos '.
A ces raisons, et à d'aiitres que j'ai exposées ou rappelées en 1895, M. Michaelis répond par l'aveu que « dans certains cas isolés » des traits de Sérapis ont pu être empruntés pour représenter le dieu au maillet, mais que le type plastique de ce dieu ne saurait dériver de celui du deus Alixaitdriuus'-. Comme le polos des deux statuettes l'embai-rasse, il allègue que celui de la figurine de Viège n'est pas distinct et que, pour celle de Cairanne, il faut attendre une publication '-K Mais la figure de Cairanne a été publiée en similigravure par M. Sagnier, et c'est d'après cette reproduction que je l'ai donnée, à très petite échelle il est vrai, dans mes I>roiiscs figures (p. 180). Je la reproduis ici d'après un calque de photographie (fig. 6). La présence Axx polos y est incontestable, comme du reste aussi sur la statuette du Valais. La dimension exiguë de ce polos n'est vraiment pas un argument à considérer ; il suffit qu'où n'en puisse nier l'existence.
Maintenant, je suis le premier à convenir que le dieu au maillet n'est pas plus Sérapis (ju'il n'est Silvain. C'est un dieu gaulois resté sans images jusqu'à la conquête, et auquel on a prêté, à l'époque romaine, un type plastique inspiré de celui de Sérapis, mais avec quelques attributs différents de ceux du dieu gréco-oriental, attributs conformes à une tradition mythologique spéciale que nQus ignorons.
Je ne nie pas davantage, et n'ai pas nié en 1895, qu'il n'y ait du vrai dans l'opinion des épigraphistes. Le • dieu accompagné d'un chien » a souvent été, sur les bas-reliefs, identifié au Silvain latin dont il rappelait l'image; une fois cette assimilation opérée, on a prêté quelquefois au dieu gaulois des attributs qui n'appartenaient, à l'origine, qu'au .Silvain latin, comme la faucille du bas-relief de Dagsbourg*. Il y a donc eu