‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 114 sur 232 · Ihui., p · texte numérisé non relu

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4. Hchopdin, Atsûiia itiiis/nitii, t. I. pi. XIII; .Michaelis, /or, laiici., p. 135. Ce

SUCELLUS ET NANTOSVELTA 2S1

deux assimilations du dieu au maillet avec des divinités grécoromaines, l'une motivée par son caractère divin et, par conséquent, plus profonde et plus ancienne, l'autre sug-gérée par ses attributs et toute superficielle. On remarquera, d'ailleurs, que le dieu au maillet ne paraît jamais avec les attributs de Silvain que sur les bas-reliefs, œuvres populaires ; parmi les très nombreuses statuettes en bronze, il n'en est pas une seule qui autorise cette assimilation par quelque détail. Aucune statuette ne représente le dieu au maillet en compagfnie d'un chien ou tenant une faucille ; dans ces monuments, les seuls types classiques dont l'imitation soit évidente sont ceux de Jupiter, de Pluton et de Sérapis.

En résumé, l'intéressante trouvaille de Sarrebourg nous apprend, pour la première fois, les noms du dieu au maillet et de sa parèdre ; elle prouve ainsi que ce sont bien des divinités indigènes, et non des divinités romaines plus ou moins celtisées. Mais elle laisse subsister l'hypothèse, émise par Grivaud de la Vincelle et développée par A. de Barthélémy, qui voit dans le dieu au maillet le dieu infernal dont parle César. Il y aurait cependant quelque témérité à prétendre, d'abord, que le dieu au maillet portât exclusivement le nom ou le surnom de Sucellus, puis que le dieu infernal celtique n'ait pas été représenté aussi sous d'autres formes. Plus on étudie le panthéon gallo-romain, plus on se convainc de sa complexité, du caractère local de ses désignations et de ses types. J'ai déjà fait observer que le dieu accroupi, par exemple, ne se rencontre pas dans les mêmes régions que le dieu au maillet ', de même que ce dernier n'a pas le même domaine que le dieu serpent à tête de bélier. Comme l'autel de Reims - nous apprend clairement que le dieu accroupi est un dieu infernal et distributeur de richesses, il est très possible que ce dieu, nommé Cernunnos sur l'autel de Paris ', ne soit autre lui-

bas-relief a été détruit à Strasbourg en 1870, comme celui d'CJbeiseebach.

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