‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 12 sur 232 · Cf. Rob. Smith, Religion der Semiten, p · texte numérisé non relu

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de la mort et le procès fictif qu'on institue après son immolation aboutit à la conclusion que le couteau seul est coupable, en suite de quoi on le jette à la mer. A ïénédos, le prêtre qui offre un jeune taureau à Dionysos est poursuivi à coups de pierres ; à Corinthe, le sacrifice annuel d'une chèvra. à Héra Akraea était accompli par des ministres étrangers engagés à cet effet, et ceux-ci s'arrangeaient pour placer le couteau de telle sorte que la victime parût se tuer elle-même par accident 1. Dans la tribu du Mont-Gambier (Australie du Sud), un homme ne tue son totem qu'en cas de famine, et alors il exprime son chagrin d'avoir à manger sa chair ^. Quelques tribus de la Nouvelle-Galles du Sud ne tuent pas leurs totems, mais les laissent tuer par des étrangers, comme faisaient les Corinthiens, et en mangent alors sans scrupule ^. Les Bechuanas ne tuent un lion qu'après lui avoir fait des excuses, et celui qui l'a. tué doit se soumettre à une purification*. Dans l'Amérique du Nord, un Outaouak du clan de l'Ours s'excuse, à l'ours d'avoir été dans la nécessité de le tuer, en alléguant que ses enfants ont faim ■''.

'i° On pleure l'animal tabou après l'avoir sacrifié rituellement.

« Les Thébéens, dit Hérodote", regardent les béliers comme sacrés et ne les immolent point, excepté le jour de la fête de Zeus. C'est le seul jour de l'année où ils en sacrifient un ; après quoi on le dépouille et . . . l'on revêt de sa peau la statue de Zeus . . . Cela fait, tous ceux qui sont autour du temple se frappent, en déplorant la mort du bélier. ».

« Une tribu californienne, rapporte Frazer "', qui rendait lin culte au busard, célébrait annuellement une fête dont la cérémonie essentielle consistait à tuer un busard sans perdre

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