‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 131 sur 232 · I. — Caledonium monstrum · texte numérisé non relu

I. — Caledonium monstrum

Au deuxième livre de son beau poème consacré à l'éloge de Stilicon, Claudien représente les diverses nations de l'Empire, que l'heureux général a délivrées de la terreur des Barbares, venant le prier, dans le temple même de Rome, d'accepter le consulat (400 ap. J.-C). Chacune de ces nations personnifiées est déci'ite et le poète lui prête un discours. L'Espagne porte une couronne d'olivier et une robe pailletée de l'or du ïage ; la Gaule, tenant deux javelots à la main, se distingue par sa chevelure blonde et le torques qui orne son cou. Puis c'est le tour de la Bretagne tatouée :

Inde CaUdonio veîata Britannia mon^tro^ Ferro picta gênas, cujiis vestigia verni Cacruliis Oceaniqtie aestttm mentitur ainictus -.

Ces vei-s sont d'autant plus intéressants que l'art antique ne nous a conservé aucune figure personnifiant la Bretagne. Il en existait, cependant, témoin cette dédicace de York: Britanniae sanctae P. Nikoimiifs Ai/<^{usloni}n) n{ostrornm) libcrtus ', et cette autre du Noricum : \'N\oreiae ri\g{jnae) t^t J3yit(>iint<i{e) *. Mais les images que consacraient ces dédicaces ont disparu. Les auteurs des articles Britannia, dans le Lexicon de Roscher et dans la Real-Encyclopa<iie de Pauly-Wissowa, ont bien rappelé ces inscriptions et quelques autres (dédiées aux />';'//•

Page 1