Rhys, Early Britain, p. 225. 0. Florus, m
CELTICA 261
l'époque impériale. Ainsi Valerius Flaccus psLvle àeV Ocrmius Cntedonius ' ; Stace écrit, dans un passage où il est évidemment question de la Bretagne insulaire en général:
Quanta Caledonios attollet gloria lanipos .' -
Martial fait même de Caledonius une simple épithète de Ih'itanntis :
Quiiile, Ciiledonios Oi'idi visure Britannos , . . ''
De même Claudien, dans le Qiiatricnie cotisiilat d'IIoiioriits, dit du comte Théodose :
Il/e Caîedùniis posuit qui castra /Tuini-; . . . *
Or, nous savons par Ammien jNIarcellin'' que le comte Théodose n'a guère dépassé Londres, où il avait son quartier général. Il résulte de ce qui précède : 1*^ qi;e l'expression Caledoniiiiii tiionst) uni devait éveiller, tout d'abord, l'idée d'une forêt habitée par des animaux sauvages ; 2" que cette forêt n'était pas proprement le Sultits Calcdoniits, mais une région beaucoup plus vaste, assimilée poétiquement à toute l'île de Bretagne.
L'édition de Stace que j'ai sous les yeux imprime Calydoiiios . . . cavtpos. Ce n'est là qu'une bévue : mais la confusion de la Calédonie et des champs de Calydon, célèbres par la chasse de Méléagre, doit être très ancienne. Ainsi s'explique, comme je Tai conjecturé il y a longtemps", la légende rapportée par .Solin ', d'après laquelle Uh'sse aurait abordé en Calédonie où un autel, portant des lettres grecques, attestait son passage. Pour justifier l'existence, dans le nord-ouest de l'Europe, d'un pjiys désigné par un nom hellénique, il était naturel que l'auteur suivi par Solin — peut être Pythéas ou Timée — fît intervenir Ulysse, le grand voyageur, dont on signalait aussi des souvenirs en Germanie, à Asciburgium '*, et à l'extrémité
1 Val. Fl.icc, Aiffon., 1, 9.
■2. Stace, Silves, V, 2, 142.
.S Maniai, X, 44, 1.