T-A RELIGION DES GALATES
cherche bien, qu'on trouve aussi de hi littérature décomposée dans le folklore.
Les traditions populaires connaissent surtout des génies nocturnes malfaisants, que l'on désigne sous les noms les plus divers et qui, souS l'influence du christianisme, ont été parfois identifiés à Diane et aux démons féminins de son cortège. Depuis le iv siècle jusqu'au xve ', on croit que Diane, assimilée ou associée à Hérodiade, est la reine du sabbat"-. Dès 314, on trouve ce qui suit dans les canons d'un concile tenu à Ancyre ^ :
« Illud etiain non ot)iittc7idiun quod qnaedavi sceUratae mnlieres, rétro post Satanam conversae, daemonum illnsionibus et phantasviatibus seductae, crediint ac profitentur se nocturnis horis ciun Diana paganorum dea vel cinn Hérodiade et inunmera multitudine mulierum equitare super quasdaui bestias et mtilia terraruni spatia intempestae noctis silentio pertransire, ejiisque jnssionibiis velut do>ninae obedire et certis noctibtts ad ejus servitiwn erocari. »
D'autres textes analogues, où il est question de Hérodiade et de Holda, ont été réunis par Grimm *. Il n'a pas cité le suivant, que je trouve allégué par Dom Martin '■> :
« Des statuts manuscrits de l'église de Conserans, des XIII« et xiVe siècles, font encore mention de femmes qui faisaient métier d'aller à cheval pendant la nuit avec Diane, divinité du paganisme, ou avec Hérodiade ou Bensozia, et faisaient inscrire leur nom dans le catalogue qui contient toutes celles de leur sexe qui passaient pour déesses. »
La croyance au sabbat est certainement d'origine populaire, mais Diane et Hérodiade n'ont pu y usurper une place que sous l'influence de la prédication ou des livres. Cette influence s'est exercée de bonne heure — témoin le texte du •