‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 146 sur 232 · I,A RELIGION' DES GALATES · texte numérisé non relu

I,A RELIGION' DES GALATES

concile d'Ancyre — et les effets en ont été durables — témoin ce que dit encore Dom Martin ' :

« Nos anciens Français étaient si entêtés de l'existence d'une telle divinité (Diane) qu'ils n'en pouvaient effacer l'idée^ même après avoir embrassé le christianisme -. Ils donnaient le nom de Diane à une espèce de démon qu'ils se figuraient occupé à faire du mal. C'est ainsi qu'il est dit dans la vie de saint Césaire d'Arles qu'il guérit miraculeusement une servante d'un démon que les paysans appelaient Diane (ciaeino- 11171)11 qnod rustici Diaiiain appellani), qui déchirait toutes les nuits cette pauvre créature à coups de fouet . . . Ce démon est ce que les auteurs de la basse latinité ont appelé, d'après le Psalmiste, le dcinon du midi. »

A la fin du viio siècle, quand saint Cilian de Franconie a été massacré par ordre de Geilana, la femme du duc Gozbert, celui-ci veut venger la mort de l'apôtre. Mais le peuple s'y oppose et prétend conserver le culte de ses pères: * Volunms servire magnae Diana e sic lit et anteriores nostri fecerunt patres et prosperati siint in eo tisquc in praesens ' » . Diana est ici la traduction, faite par un clerc, du nom de quelque divinité germanique ; il ne peut être question, dans la Franconie païenne, d'une survivance du culte de la Diane romaine, et l'on commettrait une erreur grossière, quoique tentante au premier abord, en assimilant cette Magna Diana franconienne à la grande Artémis que l'on adorait chez les Galates.

Dom Martin a déjà rappelé, à ce propos, la notice de Suidas sur Empuse. Après l'avoir rapprochée d'Hécate, parlé de ses transformations, de son pied d'airain, etc., le lexicographe byzantin ajoute : « On dit qu'elle paraît encore vers le midi, quand on rend les derniers devoirs aux morts'. » Partout ailleurs, Empuse est un démon nocturne ; on peut

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