‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 148 sur 232 · IRiriie celtique, 1901-, p. 20S · texte numérisé non relu

IRiriie celtique, 1901-, p. 20S

2. Revue atr/ico/., 1901, I, p. 2bO. Il y a un moulage de cette figuiine au musée de Saint-Germain.

LES CARNASSIERS ANDROPHAGES

mouvement, mais paisiblement assis sur son demère. Il n'y a aucune indication d'une lutte entre l'animal et l'homme ; ce dernier pend de la gueule du carnassier plutôt à la façon d'un attribut que (l'une proie.

Les proportions de l'homme, par rapport à celles de l'animal, sont très petites. D'autre part, c'est bien un homme et non un enfant ; le dessin des jambes, assez élancées, ne laisse aucun doute à cet ég-ard. Si donc le carnassier est de dimensions colossales, c'est qu'il est quelque chose de plus qu'un carnassier ordinaire : c'est un animal divin ou un dieu à figure

Fig. 2 et 3. — Bronzes d'Oxford et de Fou<(iiciire.

animale. Cette conclusion s'accorde fort bien avec l'air calme et la mine hautaine des deux fauves ; M. Chauvet trouvait à l'un deux « l'attitude du triomphe ».

Sur le vase de Gundestrup, dont les motifs sont empruntés à la mythologie celtique, on remarque également une grande disproportion entre le personnage debout, sans doute un dieu, qui tient entre ses mains un homme la tête en bas ', et les personnages nus à mi-corps, à l'extérieur du vase, qui sont diversement groupés avec des hommes et des femmes beaucoup plus petits. Sur l'autel de Reims-, la taille énorme du dieu aux jambes croisées et des deux divinités, Apollon et Mercure, debout auprès de lui, ressort non moins nettement de

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