A. Bertrand et S. Reinach, Les Celtes, p. »7 et suiv
LES CARNASSIERS ANDROPHAGES
des couvercles en bronze et des seaux ou situles, ornés de gravures généralement disposées en zones. Le centre de fabrication des objets dont il s'agit semble avoir été la Vénétie ; on en a trouvé dans l'Italie du Nord et en Autriche, mais on n'en
connaît pas qui proviennent de la Gaule ou de la vallée du Rhin. Les archéologues ne sont pas d'accord sur la date qu'il convientdeleur assigner ; M. Hoernes les place, sans arguments bien solides, entre 500 et 350 av. J.- ^- P Tî V r 1 j ^ j . C. ; ie les ferais plutôt
Fig. o. — Relief <iu vase de Gundcstrup. •' ^
remonter, avec M. Karo, jusqu'aux environs de l'an 550 '. On les a autrefois qualifiés de celtiques, puis d'illyriens; nous les avons appelés, Bertrand et moi, celto-illyrùns^ ce qui ne signifie pas grand-chose. J'ai
montré d'ailleurs, à la suite de Brunn, que l'art grossier et évidemment dégénéré dont témoignent ces gravures se relie directement à l'art homérique, tel qu'il nous est connu par la description dubouclier d'Achille A-àX\<rX Iliade, et sans doute aussi à l'art mycénien, dont le rayonnement vers les rivages de la Mer Noire, vers ceux de la mer Baltique, vers l'Italie et la Sicile paraissait, dès 1894, suffisamment attesté -.
Un des caractères les plus remarquables de ces gravures, c'est que les animaux herbivores tiennent souvent à la bouche une fleur ou une branche d'arbre, tandis que les carnivores
— Relief du vase de Gundcstrup.