‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 154 sur 232 · LI-:S CARNASSIERS ANDROPHAGES · texte numérisé non relu

LI-:S CARNASSIERS ANDROPHAGES

l'artiste qui a fondu Vaqiiauianile n'en savait probablement rien non plus ; mais il s'inspirait de modèles plus anciens, les uns en métal, d'autres sans doute en bois, qui remontaient, d'échelons en échelons, jusqu'à l'art populaire de la Gaule ou des régions barbares de l'Europe du Nord.

Ce qui est ])articulièrement curieux, c'est que l'autre motif des vases noirs et des situles, celui de l'animal qui tient dans sa bouche un rinceau ou une Heur, se constate sur plusieurs chapiteaux romans, tant au Louvre qu'au musée du Trocadéro. A l'époque gallo-romaine, on trouve, mais en Gaule seulement, quelques monuments inexpliqués représentant des fauves dévorant des hommes. L'un deux, en pierre, découvert à Noves (Vaucluse) et conservé au musée d'Avignon^ paraît très ancien ; les têtes humaines sont presque aussi barbares que celles des bas-reliefs d'Entremonts. Il est vrai que cette extrême barbarie n'est pas une indication chronologique ; ce groupe de pierre, comme l'autel du musée d'Kpinal ', peut être du 1er siècle avant J.-C. comme du vie après notre ère. Toujours est-il que le motif est inexpliqué et ne paraît pas décoratif, mais religieux (fig. 12)-. J'en dirai autant de celui d'une poignée de clef en bronze découverte à Siders, en Suisse, qui représente Fig. 12. — Groupe ea un lion dévorant un homme ' ; ce n'est pierre de Noves. certainement pas une scène de l'amphithéâtre et la victime, ici comme dans d'autres monuments cités plus haut, ne semble offrir aucune résistance. Ces sculptures

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