‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 16 sur 232 · Diodore, I, 86 (Irad. Hœfer, t. I, p · texte numérisé non relu

Diodore, I, 86 (Irad. Hœfer, t. I, p

sont les animaux qu'ils vénèrent aujourd'hui et que les chefs portaient fixés à la pointe de leurs piques, en vue de chaque rang- de soldats. Comme ces signes 'contribuaient beaucoup à la victoire, ils les regardaient comme la cause de leur salut. La reconnaissance établit d'abord la coutume de ne tuer aucun des animaux représentés par ces images, et cette coutume devint ensuite un culte divin. » Diodore rapporte trois explications du totémisme égyptien, dont aucune n'est raisonnable ; celle-ci a du moins l'avantage d'établir nettement que les animaux sacrés figuraient sur les enseignes égyptiennes, absolument comme les indigènes du Darling- supérieur gravent leur totem sur leurs boucliers et comme plusieurs tribus américaines portent en temps de guerre des bâtons surmontés de morceaux d'écorce où sont peints les animaux totems *. Comme les enseignes précèdent toujours les troupes en marche, il est probable que l'animal-enseigne représente l'animal-augure et r animal-guide dont nous aurons à nous occuper tout à l'heure (n» 11).

9° Les animaux totems, lorsqu'ils sont dangereux, passent pour épargner les membres du clan to'témique, mais seulement ceux qui appartiennent a ce clan par la naissance.

Cette croyance est à l'origine des ordalies tothniques, dont l'antiquité classique offre des exemples. En Sénégambie, les hommes du clan du Scorpion affirment n'être jamais mordus par ces animaux ; les Psylles de Marmarique, les Ophiogènes de Parium se croyaient de même à l'abri des morsures de serpents '-. Les Psylles exposaient leurs nouveau-nés aux

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