Pausanùis, II, 20, p
2. Schol. Venet. ad Jl., XXIV, 480; cf. Lobeck, Aglaoph, p. 300.
.S. Bulletlino delta commissione arctttologica communale^ 1879, pi. II III. 4. Virgile, Georg., I, 166.
Beaucoup d'autres exemples, que fournissent la littérature et l'art de la Grèce, prêtent, en revanche, à contestation. On peut alléguer, pour les expliquer, des causes différentes, notamment la peur, la pudeur ou la douleur.
Aussi n'invoquerons-nous ici ni Agamemnon se voilant la face au moment du sacrifice d'Iphigénie ', ni Priam se couvrant de son manteau quand il apprend la mort d'Hector -, ni les nombreux passages ■' qui se rapportent à des femmes voilées ou à des personnages qui se cachent le visage de leurs mains '. Xous n'attachons pas non plus grande importance au texte de Ouinte-Curce, qui nous montre le devin Aristandre, avant la bataille d'Arbèles, sacrifiant dans une robe blanche et la tête voilée ", car il est possible que l'écrivain romain ait emprunté ce détail aux coutumes de son pays et de son temps.
Suivant le récit de Platon, Socrate, après avoir bu la ciguë, s'était couché en se couvrant le visage ''. Il se découvrit pour recommander à Criton de sacrifier un coq à Esculape, puis se voila de nouveau. « Peu de temps après, il fit un mouvement. L'homme l'ayant alors découvert entièrement, ses regards étaient fixes; alors Criton lui ferma la bouche et les yeux ». Ce passage montre clairement que Socrate s'était voilé la face pour mourir, et l'on peut supposer que cette attitude, rapprochée de quelques lois de viDes grecques ordonnant de voiler les morts ', avait pour but d'empêcher que la lumière céleste ne fût souillée par la vue d'un cadavre. La foi voulait d'ailleurs que les condamnés ne bussent la ciguë qu'après le coucher du soleil **, de même que l'on n'enterrait les morts qu'avant le lever du jour ''. Nous sommes ici en présence d'un