lievtie de Philologie, 1899, p
.H. Diodorc, I, 91 ; cl. Revillout, Revue égyptol., 1835, p. 30, -12. 4. Macchah., II, 12, 43.
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ques pour les morts. M. A. Croiset, dans la même séance {Revue des Etudes grecques, 1898, p. 520), contesta mon interprétation de ce passage, où il reconnaît une allusion, non à des prières faites pour les morts, mais « à l'usage essentiellement grec des purifications destinées à effacer des souillures souvent anciennes et remontant à plusieurs générations. » M. Croiset, on le voit, interprète le texte de Platon comme M. Tannery le fragment orphique, avec cette seule différence que, pour M. Croiset, il s'agit d'un usage « essentiellement grec », tandis que M. ïannery met en cause la doctrine orphique sur le péché originel, c'est-à-dire sur le crime inexpiable des Titans. M. ïannery, à propos du fragment orphique, cite la traduction latine de MuUach et admet que ce savant l'a compris comme moi. ]Mais il y a une autorité bien plus haute que celle de MuUach et qui contredit à la fois l'interprétation de M. Tannery et celle de M. Croiset. C'est celle d'Erwin Rohde. On lit, en effet, dans sa Psyché (l""® éd., p. 421) ' : « Suivant une conception tout à fait isolée dans la religion antique, il est possible d'obtenir des dieux la purification et la remise des péchés et des peines qui en sont la conséquence après la mort, mêmepour des ancêtres, par la vertu de la participation de leurs descendants au culte orphique. » En note, Rohde cite le fragment 208 d'Abel et ajoute : « Que cette doctrine de la vertu del'intercesssion pour les « âmes en peine » des morts ait fait partie de l'ancien orphisme [alt-orphisch), cela résulte de ce que dit Platon {Hep. II, :J64 B C. ; 364 E, 365 A) des Xûoetç xe xat xafJap;j.oî de vivants et de morts, pratiqués par les Orphiques, à l'égard des àSt/i^iJ.aTa vr.m y] irpof ovmv (dans Platon même, Phédon, on a voulu à tort trouver cette doctrine.) » La seconde édition de Psyché offre un texte identique ; mais la note est complétée par ce qui suit : « Conceptions gnostiques, altcliristlich analogues, ap. Anrich, Dasant. Mysteiienw., p. 87, 4 et 120. Mais déjà dans le Rig-Veda (7, 35, 4) on trouve l'idée que les « les œuvres pieuses des pieux » peuvent servir au salut d'autrui (cf. Oldenberg, Rel. d. Veda, p. 2Hy.) L'idée de l'efficacité des œuvres religieuses produit partout facilement de pareilles conceptions. »