‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 202 sur 232 · Cf. Bury, J,ater roman limpire, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. Bury, J,ater roman limpire, t. II, p

2. Voir l'article de M. Heisenberg dans la Byzanttiiische Zeilsihii/I, 1896, p. 168 et suiv.

tendance que Sathas appelle hellénique était nourrie et fortifiée à Byzance par l'éducation littéraire, qui resta presque entièrement classique, c'est-à-dire païenne. Parmi ceux qui distribuaient cet enseignement dans les écoles et qui, tous, appartenaient nominalement au christianisme, il dut y avoir bien des hommes aux j-eux de qui Homère et les ïrag-iques étaient des guides plus autorisés que la Bible et les Pères'. La contrainte officielle qui pesait sur eux les empêchait de' faire profession de leurs doctrines, ou, s'ils les exprimèrent, ne permit guère qu'elles se transmissent jusqu'à nous ; mais le fait que cette tendance hellénique existait à Byzance et qu'elle y causait même quelque alarme aux orthodoxes serait suffisamment attesté, à défaut d'autres témoignages, par la première partie du Pliilopati-is. Elle l'est encore par un passage d'Anne Comnène qui, parlant du réveil des études à Byzance sous l'influence d'Alexis I'*'" au xi» siècle, ajoute que son père prescrivit aux érudits de son temps de donner le pas aux textes sacrés sur les lettres grecques, 7rpOTj7£îa6a'. xfjV twv Ostwv piQvtûv [j.eXéTï,v tf^ç 'EXXt;Vix^ç ïcaiSsiaç Inétpeîts-. Si le pieux empereur crut devoir insister ainsi sur la part prépondérante qui revenait aux Saintes Ecritures dans l'enseignement, c'est qu'il constatait avec inquiétude une tendance contraire, représentée surtout, sous son règne même, par la philosophie platonicienne et pythagoricienne de Jean Italos "', qui admettait la métempsychose, professait la théoi-ie de Platon sur les idées et ne rendait pas aux saintes images le culte qui leur était dû"*. Une sorte de Syllabus de l'iiglise grecque, le Synodikoii publié par M. Ouspenky, condamne, à la suite des iconoclastes, les adhérents des doctrines helléniques et de l'enseignement platonicien sur la matière et les idées -''. Or, Jean Italos n'est qu'un anneau dans une longue chaîne, car il fut l'élève et le

1. 11 y a des réflexions justes à ce sujet, au milieu de choses plus que contestables, dans Gfrorer, liyz. Gesch., t. III, p. 75-83.

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